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    <title>créolisation</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/107</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Islands within an Island: the reluctant creolisation of Franco‑Mauritians and Little-Whites in Dormann and Agénor’s novels</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/449</link>
      <description>Although the Indian Ocean archipelago still struggles to surface, the recent move of island studies towards a constructed notion of insularity means that research on islands and their creolisation tends to favour representations that depict them as connected and opened spaces. If in the Mascarenes and elsewhere this re-reading leads to prolific and rich studies of contemporary literary pro­duction on islands, texts that do not partake to this vision together with the population they represent can be left behind. In analysing Dormann’ Le Bal du Dodo and Agénor’s Bé-Maho which depict white communities in Mauritius and Reunion, this article proposes to explore how the literary portrayal of different insular experiences complicates how creolisation on these islands has been theorised so far. It argues that the inclusion of ‘pure’ white communities in the study of the Mascarenes’ creolisation and archipelisation uncovers the tensions which characterise the formulation of South-Western Indian Ocean islands’ identity and spatiality. Comparing the depiction of the Franco-Mauritian and the Little-White’s communities, this analysis demonstrates that their refusal to biologically creolise fragments the island’s imaginary geography and defines Indian Ocean creolisation as a process characterised by the resistance with which it is undertaken Bien que l’« archipel de l’océan » Indien soit un concept encore récent et peu développé, le mouvement de la recherche vers une notion construite de l’insularité des îles signifie que l’étude des îles et de leur créolisation tend à favoriser les représentations qui les dépeignent comme des espaces ouverts et connectés. Si, aux Mascareignes comme ailleurs, cette relecture a rendu possi­ble l’émergence d’études captivantes sur la production littéraire des îles, les textes qui ne correspondent pas à cette vision, ainsi que les populations qu’ils représentent, semblent parfois être laissés pour compte. En analysant les ro­mans de Dormann Le Bal du Dodo et d’Agénor Bé-Maho, qui décrivent les commu­nautés blanches de Maurice et de La Réunion, cet article examine comment les représentations d’expériences insulaires différentes compliquent la manière dont la créolisation de ces îles a été pensée jusqu’à présent. L’article soutient que l’inclusion de communautés « purement » blanches dans la conceptualisation de la créolisation et l’archipélisation des Mascareignes révèle les tensions qui caractérisent la formulation du multiculturalisme et de la spatialité des îles du Sud-Ouest de l’océan Indien. Comparant les représentations des communautés de Franco-Mauriciens et de Petits-Blancs, cette analyse démontre que leur rejet de la créolisation biologique fragmente l’imaginaire géographique des îles et définit leur créolisation comme un processus caractérisé par la réticence avec laquelle il est entrepris. </description>
      <pubDate>mar., 14 févr. 2023 10:39:05 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:14:35 +0200</lastBuildDate>
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      <title>À rebours du voyage. Errances insulaires dans Voyage à Rodrigues de J.M.G. Le Clézio et Le Dernier frère de N. Appanah</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/103</link>
      <description>La relation de voyage a été la première forme de discours produite sur les Mascareignes ; aujourd’hui, la prise de parole des habitants de ces îles dans la littérature amène à reconsidérer la pertinence de formes littéraires importées de l’Occident. Si le genre viatique semble à même de dire l’espace insulaire et l’histoire migratoire qui sont ceux des Mascareignes, il repose aussi sur des présupposés, sur une tradition épique de représentation et de narration qui ne peuvent dire leur réalité créole. Il s’agit donc d’étudier les torsions et retournements qu’opère la reprise du genre viatique dans les Mascareignes aujourd’hui, à travers le journal de Jean-Marie Le Clézio Voyage à Rodrigues (1986) et le roman de Natacha Appanah Le Dernier frère (2007). Les voyages n’y sont plus que des errances, parcours cycliques dont la destination est confisquée par le deuil premier d’une origine : le voyage et le récit trébuchent sur une énigme du lieu, d’où des détours par la fiction et le mythe. Le genre romanesque enfin, forme historique du récit national, questionne la possibilité d’une parole de l’ici à Maurice et à Rodrigues. On assiste là à une créolisation du récit de voyage, porteur d’une vision du monde aujourd’hui caduque dans l’océan Indien, mais d’une question toujours essentielle : celle de l’habitabilité des îles. The travel narrative was the very first form of discourse concerning the Mascarene islands; today, as native voices rise in literature, we are to consider the relevance of such western literary forms. Though the travel narrative might still be able to tell the insularity and migratory history of these islands, it nonetheless lays its foundations on an epic tradition of representation that cannot tell their creole reality. Jean-Marie Le Clézio’s travel diary Voyage à Rodrigues (1986) and Natacha Appanah’s novel Le Dernier frère (2007) are two examples of how the travel narrative is metamorphosed when it comes to the Mascarene islands today. Journeys become merely wanderings, cyclic trips whose destinations are no longer possible due to a primary lack of origin. Both the journey and its narrative stumble upon an enigma within the place. Hence, they deviate and stray via fiction and myth: historically the narrative of a nation, the novel is here confronted to the very possibility of a native voice from Mauritius or Rodrigues island. What happens here is a creolisation of the travel narrative, whose perspectives on the world are obsolete in the Indian Ocean but which still asks an essential question: can one inhabit those islands? </description>
      <pubDate>dim., 05 févr. 2023 19:37:12 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 08:34:30 +0200</lastBuildDate>
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