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    <title>Le vivre-ensemble dans les sociétés contemporaines de l'océan Indien : entre utopie et réalité</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1275</link>
    <category domain="https://carnets-oi.univ-reunion.fr/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:08:22 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 08 juin 2026 13:39:04 +0200</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>Introduction </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1279</link>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:18:10 +0200</pubDate>
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      <title>Le vivre-ensemble à La Réunion à travers le modèle associatif réunionnais </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1281</link>
      <description>Cet article est issu d’un chapitre de la thèse « Analyse des représentations sociales de la notion de « vivre-ensemble » à La Réunion dans les milieux religieux, interreligieux et associatifs ». Il répond à la demande d’acte du colloque international « Le vivre-ensemble : entre utopie et réalité, le penser et le mettre en œuvre dans nos sociétés contemporaines ». La notion de vivre-ensemble est mentionnée à l’UNESCO dans le rapport Delors de 1996 dans la catégorie éducation, « Apprendre à vivre ensemble ». Ce concept émerge dans les espaces publics et médiatiques réunionnais durant les années 2000. Il est popularisé par le milieu associatif, notamment le Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion en 2001 suite aux attentats du 11 septembre. Cette notion de « vivre-ensemble » est abordée dans un contexte de créolisation, spécifiquement dans la société réunionnaise, et pose la question des savoirs endogènes et de leurs réalités complexes. Pour aborder le sujet, nous avons choisi dans un premier temps de s’intéresser à la question du contexte réunionnais afin de comprendre l’importance des associations dans le mécanisme de la société. Puis, nous expliquerons la méthode de recueil des données et de l’analyse. Par la suite, nous exposerons les résultats, en mettant l’emphase sur les liens entre les réalités quotidiennes et la manière dont elles influent sur la perception du vivre-ensemble par les bénévoles en tant qu’acteurs de terrain.  This article follows and uses data from one chapter of the thesis “An Analysis of the Social Representations of the Reunionese Notion of “Togetherness” in Religious, Interreligious, and Associative Circles” (Liang-Ko-Yao, 2023). It answers the call to action of the international colloquium “Living Together: Between Utopia and Reality. Designing and putting it into practice in our modern societies”. Living Together was mentioned at UNESCO in the 1996 Delors report, under the “Learning to live together” education category. The concept first appeared, in Reunion Island’s public and mediatic spaces, in the 2000s. Then, following the terrorist attacks of September 11, it was popularized by the associative sphere, more notably by the Groupe de Dialogue interreligieux de La Réunion. This notion of &quot;living together&quot; is approached in a context of creolization, that of the Reunionese society, and raises the question of endogenous knowledge and its complex realities. To treat the subject, we have devised a three-part study. First, we will study La Réunion’s context to understand the weight of associations inside the Reunionese society. Secondly, we will explain our method of data-gathering and our analysis method. Lastly, we will explain the results of our analyses, i.e. how the daily realities are linked and how they influence the on-ground volunteers’ perception of the concept of “Living Together”. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:24:30 +0200</pubDate>
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      <title>Le ron maloya du Barachois, un espace musical pour le vivre-ensemble à La Réunion </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1290</link>
      <description>Du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, l’île de La Réunion fut une colonie française. De nos jours, étant donné les origines de son peuplement, c’est une société multiculturelle. Les clivages sociaux sont toujours existants. Cet article se propose d’explorer la notion de « vivre-ensemble » dans le contexte réunionnais, en s’appuyant sur la thèse de Zahir Liang-Ko-Yao, « Analyse des représentations sociales de la notion de “vivre-ensemble” » (2023). Ses travaux, dans une approche sociologique, éprouvent cette notion sur le territoire. Liang-Ko-Yao conclut que le vivre-ensemble local n’est pas univoque pour ses témoins. Il se décline en plusieurs représentations. Dans la modeste perspective d’élargir le travail du chercheur, nous explorons un nouveau champ d’interactions sociales : les ron maloya, notamment celui du Barachois.  Les ron maloya sont des évènements artistiques qui se tiennent partout sur l’île, ils mettent à l’honneur le maloya. Le maloya est un terme polysémique qui désigne à la fois une musique, une danse et un chant. Je discute des résultats de mes investigations menées en 2022 ; principalement de ceux du terrain « ron maloya du Barachois ». Nous explorons ici comment ce dernier est un espace musical qui contribue au vivre-ensemble insulaire. En effet, il ouvre un nouveau dialogue sur un culte auparavant tabou, pratiqué par une minorité, le servis kabaré. Dans le ron maloya du Barachois, l’altérité et la cohésion sociale sont questionnées pour le vivre-ensemble.  From the 17th to the 19th century, the island of Reunion was formerly a French colony. Today, given the origins of its population, it is a multicultural society. Also, social divisions still exist. This article aims to explore the notion of “living together” in the Reunion context, based on the thesis of Zahir Liang-Ko-Yao, “Analysis of the social representations of the notion of ‘living together’” (2023). His work, in a sociological approach, tests this notion on the territory. Liang-Ko-Yao concludes that local living together is not univocal for its witnesses. It is broken down into several representations. With the modest perspective of broadening the researcher’s work, we explore a new field of social interactions: the ron maloya, notably that of Barachois. The ron maloya are artistic events that are held throughout the island, they put maloya in the spotlight. It is a polysemic term that designates both a music, a dance and a song. I discuss the results of my investigations carried out in 2022; mainly those of the “ron maloya du Barachois” field. We explore here how the latter is a musical space that contributes to island living together. Indeed, it opens a new dialogue on a previously taboo cult, practiced by a minority, the servis kabaré. In the ron maloya du Barachois, otherness and social cohesion are questioned for living together1. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:29:32 +0200</pubDate>
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      <title>ANOU versus BANNA  </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1300</link>
      <description>Dans la chanson populaire réunionnaise, des chanteurs s’expriment en tant que sujet créole pour se dire au monde et pour se dire à soi. Cette communication envisage les chanteurs comme des agents culturels d’une même communauté, des agents de la tradition orale réunionnaise qui interagissent et se répondent. Il est question ici de rendre lisible la forte intertextualité qui existe dans le domaine de la chanson réunionnaise, en suivant le fil de la question du vivre-ensemble et de l’identité telle qu’elle s’énonce en musique et de manière littéraire au fil du vingtième siècle. In popular Reunionese songs, singers express themselves as a Creole subject to tell the world and to tell themselves. This communication considers the singers as cultural agents of the same community, agents of the Reunion oral tradition who interact and respond to each other. It is a question here of making readable the strong intertextuality which exists in the field of Reunionese song, by following the thread of the question of living together and of identity as it is expressed in music and in a literary manner in thread of the twentieth century. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:32:41 +0200</pubDate>
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      <title>Les Mahorais de La Réunion. Une utopie concrète au cœur du vivre-ensemble réunionnais </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1307</link>
      <description>La société réunionnaise est souvent décrite comme un « modèle de vivre-ensemble », où différents milieux culturels cohabitent et se combinent depuis le premier peuplement, tandis que d’autres se sont ajoutés au fil des siècles, et cela non sans contestations. Parmi ceux qui ont contribué plus récemment à l’évolution du creuset réunionnais figurent les ressortissants mahorais qui, malgré un demi-siècle de cohabitation, restent globalement mal tolérés sinon rejetés. La pleine intégration de Mayotte à la République représente un sujet largement contesté à La Réunion, qui se traduit pour les Mahorais par des commentaires discriminatoires et racistes. En plus, la visibilité de leurs marques et pratiques culturelles (« mahorité ») fait de cette minorité le bouc-émissaire de tous les maux de la société réunionnaise. Bien que des tensions soient inévitables dans un contexte multiculturel et créole, cette stigmatisation interroge directement le modèle du « vivre-ensemble réunionnais » et contribue à remettre en question ses mécanismes d’intégration et ses stratégies d’exclusion. Cette étude, fondée sur une approche ethnographique, historique et comparative, propose d’analyser les facteurs qui ont permis à des migrants étrangers de déconstruire leur altérité et d’être reconnus, au fil du temps comme des composantes essentielles du paysage culturel réunionnais, afin de situer et de mieux comprendre les difficultés d’adaptation et d’insertion vécues par les Mahorais de La Réunion.  Reunion Island society is often described as a “model of coexistence”, in which several cultural groups live together and borrow from each other since the first settlement. In contrast, others came later – following different migratory waves – and integrated this Creole society, not without any objection. Mahoran people stand out among those who have contributed more recently to the evolution of the Reunionese melting pot. Despite more than half a century of cohabitation, Mahoran community members remain generally poorly tolerated and subject to social rejection. The transformation of Mayotte into a French Overseas Department is a highly contested subject in Reunion Island. As a result, Mahoran people are often victims of racist and discriminatory comments. In addition, the visibility of their cultural symbols and values (Mahority) makes this ethnic group the perfect scapegoat for all of Reunion society’s ills. Although conflict is inevitable in a multicultural and Creole context, this stigmatisation calls into question the Reunionese “model of coexistence”, as well as, its mechanisms for integration for immigrants, as well as, its exclusion strategies. Based on an ethnographic, historical, and comparative approach, this study explores the main economic drivers and social factors that have made «foreign communities» able to deconstruct their otherness and to be recognized, over a few decades, as essential components of the Reunionese cultural landscape. The overall goal is to get a better understanding of the challenges to social integration experienced by Mahoran people of Reunion Island. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:44:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le « Mourir-ensemble » et le « vivre là-bas » à La Réunion à travers l’analyse d’un corpus de la presse écrite « réunionnaise » </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1313</link>
      <description>L’ethnonyme « Réunionnais » occupe une position centrale dans le processus d’identification des individus qui y sont affiliés. Cet article propose une analyse anthropolinguistique des usages du praxème « réunionnais » dans un corpus de récits obituaires collectés dans les deux principaux quotidiens de la presse écrite de La Réunion. Cette analyse a permis de mettre en lumière un pan des mécanismes complexes de la construction schismatique de l’ethnotypie et de la territorialité de l’endogroupe emic « Réunionnais » dont la générativité quotidienne dans les récits médiatiques ainsi que dans les discours ordinaires en assure la performativité et la normativité.  The ethnonyme “réunionnais” occupies a central position in the process of identifyin individuals affiated with it. This article proposes an anthropolinguistic analysys of the uses of the “Réunionnais” praxeme in a corpus of obituaries story collected in the two main plublications of the written press of Réunion. This analysis made it possible to highilight a part of the complex patterns of the schismatic construction of the ethnotypy and the territoriality of the emic ingroup “Réunionnais” whose daily generativity in media stories as well as in ordinary discourse ensures its performativity and normativity. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 09:02:37 +0200</pubDate>
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      <title>Les représentations sociales du handicap : les stigmatisations sont-elles conciliables avec le vivre ensemble ? </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1325</link>
      <description>Le 11 février 2005, à l’instar de Martin Luther King, dans son « I have a dream », une loi ambitieuse voulait définir le handicap et se voulait vecteur pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Presque 20 ans après la Loi de 2005, le handicap est encore victime de stigmatisation, malgré la polysémie qui entoure la notion de personne. La Charte Romain Jacob ainsi que l’émergence de la notion de vivre-ensemble pourraient-elles permettre de surmonter les difficultés rencontrées par les personnes vivant avec un handicap ? C’est pourquoi une libre interprétation de « Imagine » de John Lennon pourrait permettre de forger l’idéal d’un « vivre-ensemble » dans le parcours des personnes vivant avec un handicap, notamment à l’hôpital : « Vous pouvez dire que je suis un rêveur, Mais je ne suis pas le seul, J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez, Et que le monde vivra uni pour un parcours des personnes vivant un handicap à l’hôpital ».  On February 11, 2005, following the example of Martin Luther King, in his “I have a dream”, an ambitious law wanted to define disability and was intended to be a vector for equal rights and opportunities, participation and citizenship of disabled people. Almost 20 years after the 2005 Law, disability is still the victim of representations and stigmatization, despite the polysemy that surrounds the notion of person. Could the Romain Jacob Charter and the emergence of the notion of “living together” make it possible to overcome the difficulties encountered by people living with a disability? This is why a free interpretation of “Imagine” by John Lennon could make it possible to forge the ideal of “living together” in the journey of people living with a disability, particularly in hospitals: “You can say that I am a dreamer, But I am not the only one, I hope that one day you will join us, And that the world will live united for a journey of people living with a disability in the hospital”. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 11:53:38 +0200</pubDate>
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      <title>La Réunion vers le cosmopolitisme </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1335</link>
      <description>La Réunion est-elle un laboratoire pour la citoyenneté cosmopolitique ? L’île a des atouts pour que son vivre-ensemble l’engage vers le cosmopolitisme : d’une part, ayant été habitée tardivement, elle ne souffre pas de la victimisation d’un peuple primo-arrivant qui réclamerait que la terre n’appartienne qu’à lui. D’autre part, le vivre-ensemble des diverses communautés semble un état de fait approuvé de tous. Mais La Réunion connaît aussi, en réalité, des freins qui l’empêchent de devenir cosmopolite : le fait communautaire révèle un vivre-ensemble qui ressemble parfois à une tolérance de l’autre dans un simple vivre-à côté, plutôt qu’à un véritable vivre-avec. Réunir des communautés de cultures populaires suffit-il à faire une société des peuples ? Il ne suffit pas du collectif pour faire du commun, ni de vivre en communauté pour faire société. Le bâti et le rapport à la terre restent très ancrés culturellement et rivés traditionnellement au patrimoine familial : la terre n’est pas perçue comme un bien commun et l’hospitalité n’est pas inconditionnelle, alors que ce sont là deux conditions de l’hospitalité cosmopolitique. À partir d’un examen des atouts et des limites de La Réunion quant à son devenir cosmopolite, et en m’appuyant sur les analyses de Jacques Derrida concernant l’hospitalité, et notamment sa lecture de l’idée kantienne du cosmopolitisme, mon propos entend questionner les conditions nécessaires au processus d’un vivre-ensemble susceptible de s’acheminer vers le cosmopolitisme. Is Reunion-island a laboratory for cosmopolitical citizenship? The island has assets to let its living-together lead to cosmopolitanism: on one hand, having tardily been populated, it doesn’t suffer from the victimisation of primo-arrivant people who would claim the exclusive property of the land. On the other hand, the co-existence of various communities seems an established fact approuved by all of them. But Reunion also faces, in fact, barriers which prevent it from becoming cosmopolitan. Community reveals a living-together which sometimes appears like a tolerance of the other in a mere living-aside rather than a true living-with. Is gathering communities from popular cultures enough to build a society of peoples? The collective isn’t sufficient to make a community nor living-together to make a society. The built environment and the connection to the land are still deeply culturally rooted and traditionally bund to family patrimony. The land isn’t perceived as a common property, and hospitality isn’t unconditional, whereas they are the two conditions for cosmopolitical hospitality. On the basis of a careful review of the strengths and limits of Reunion with regard to its cosmopolitan future, and relying on Derrida’s analysis concerning hospitality and his interpretation of Kant’s idea of cosmopolitanism, my purpose is to question the necessary conditions to the process of a living-together which might lead to cosmopolitanism. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:08:01 +0200</pubDate>
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      <title>La question du vivre-ensemble au cœur de l’anthropologie de la paix </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1343</link>
      <description>Les fondements de l’éducation à la paix et du vivre-ensemble sont présents au cœur de l’éthique de l’interculturalité. Les instances internationales font converger ces deux notions dans les mêmes intentions sémiologiques, celles de la cohésion sociale par la justice sociale pour plus de paix civile. Si le concept de l’éducation à la paix reste encore souvent associé à une volonté des institutions internationales ou des formations universitaires, la notion de vivre-ensemble quant à elle est davantage orientée vers le niveau méso des politiques, des institutions, des entreprises, des associations et Organisation Non Gouvernementale (ONG). De nos jours, cette notion trouve sa place dans les logiques de création artistique (Réunion-Métis 2024), de développement personnel, de reliance sociale et de marketing économique. Nous sommes bien là sur une articulation qui repose sur des logiques inclusives entre les niveaux macro, méso et micro. A partir des instances internationales et en passant par les observatoires publics et privés, aujourd’hui, ces logiques inclusives touchent les acteurs de l’éducation, de l’art et du social. La paix et la cohésion sociale sont des termes qui reviennent sans cesse dans les problématiques de recherches en sciences sociales et sciences politiques, tout comme dans la mise en place des politiques publiques territoriales. Le développement, au sein de l’école et de la société civile, de compétences et de valeurs fondées sur des approches interculturelles apparait comme un levier essentiel pour renforcer l’estime de soi et limiter les manifestations de violence en assurant la reconnaissance et la valorisation de tous les apprenants. L’anthropologie de la paix repose sur ces fondamentaux. Nos résultats de recherche montrent que ces approches favorisent des relations sociales moins radicales et plus apaisées, à présent davantage modélisées et diffusées à travers la notion de vivre-ensemble et de faire-ensemble. The foundations of peace education and living together lie at the very heart of the ethics of interculturality. International bodies tend to bring these two notions closer together around a common purpose: fostering social cohesion through social justice, with the aim of ensuring lasting civil peace. While peace education remains largely associated with initiatives led by international organizations or university programs, the notion of living together is more often deployed at the meso level: that of public policies, institutions, businesses, as well as associations and NGOs. Today, this concept also extends into new domains such as artistic creation (for instance, Réunion-Métis 2024), personal development, social bonding dynamics, and even certain forms of economic marketing. We thus observe an inclusive and ascending articulation across the different levels of action: from the macro (international bodies and public/private observatories), to the meso (policies and institutions), down to the micro (educational actors, artistic initiatives, civil society). In this perspective, the notions of peace and social cohesion appear as constant references, both in research within the social and political sciences and in the design of territorial public policies. In schools as well as in civil society, the development of values and skills rooted in intercultural approaches strengthens self-esteem, helps prevent violence, and promotes the recognition of all learners. The anthropology of peace is grounded in these very principles. Our research shows that such approaches foster less polarized and more peaceful social relations, which are now increasingly modeled and disseminated through the praxis of “living and acting together.” </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:09:14 +0200</pubDate>
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      <title>Paradoxe et idéologie linguistiques : défendre une langue unifiée commune ou promouvoir la diversité linguistique pour mieux vivre-ensemble </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1349</link>
      <description>La question linguistique est une problématique relative au vivre-ensemble. Dans des contextes plurilingues, les langues et leur coexistence peuvent se traduire en discours et pratiques contradictoires. Le contexte malgache permet d’illustrer cette problématique par une réflexion sur la politique linguistique du pays. Tiraillé entre la défense d’une langue nationale – le malgache, fierté de ses locuteurs et de ses défenseurs par le caractère quasi-exceptionnel de sa situation en Afrique comme renforçant l’unité nationale, et la nécessité de promouvoir les langues autres par l’emprise de la mondialisation, le pays peine à trouver une politique linguistique viable, à travers le choix de la/des langues d’enseignement. Cette réflexion est nourrie de données d’observations et de discours recueillis lors de mes expertises dans le projet d’élaboration d’une politique linguistique éducative pour Madagascar (2020-2022). La complexité de la diversité inégalitaire des situations éducatives, les discours dominants, l’inefficacité des politiques linguistiques, de cela résultent des représentations paradoxales autour des langues. Le plurilinguisme est souvent pris en charge dans le paradigme de la domination et hiérarchisation que dans celui du partenariat entre les langues. Malgré la reconnaissance politique du malgache comme langue vernaculaire et véhiculaire, la complexité des représentations linguistiques renforce plus l’idéologie ambiante au lieu de la changer, source possible de vision idéalisée de la langue, de comportements insécures et de difficultés d’ouverture à l’altérité. Par contre, promouvoir des langues autres et s’inscrire dans le marché linguistique mondial pour pouvoir en bénéficier des avantages pose la question du risque de représentation culpabilisée de soi, de « perte » de repères pour l’individu dans un monde trop hétérogène. Je proposerai le concept de l’entre (Jullien, 2012 ; Fintz, 2018) comme une réflexion possible dans la nécessité de changement de paradigme et une approche alternative des langues pour mieux vivre-ensemble et une meilleure prise en charge de la diversité. The language question represents a crucial challenge in the management of linguistic diversity and social cohesion. In multilingual contexts, languages and their coexistence often generate contradictory discourses and practices. The Malagasy case illustrates these tensions through an analysis of the country’s educational language policy. Positioned between the affirmation of Malagasy as a national and unifying language, and the need to promote other languages within the dynamics of globalization, Madagascar struggles to define a coherent and inclusive linguistic strategy, particularly regarding the language(s) of instruction. This study draws on field data and discursive analyses gathered during expert missions within the framework of the development of an educational language policy for Madagascar (2020–2022). The research highlights the complexity of educational inequalities, the persistence of dominant linguistic ideologies, and the ineffectiveness of existing policies, which together produce paradoxical language representations. Multilingualism is often framed within power dynamics rather than in terms of complementarity. Despite the political status of Malagasy, prevailing representations tend to reinforce ideologies of linguistic insecurity and hinder openness to linguistic otherness. To address these issues, the article proposes the conceptual lens of the entre (Jullien, 2012; Fintz, 2018) as a way to rethink the paradigm of language policy. This perspective advocates for a relational and non-hierarchical approach to languages, fostering intercultural dialogue and a renewed vision of linguistic diversity as a resource for living together. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:15:47 +0200</pubDate>
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      <title>Le modèle singapourien de vivre-ensemble : institutionnalisation et perspectives contemporaines </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1361</link>
      <description>À Singapour, cité-état multiculturelle située en Asie du sud-est, l’appartenance ethnique fait partie intégrante de l’identité institutionnelle des individus. Identifiée à partir du terme anglais race, l’appartenance ethnique est inscrite sur la carte d’identité des citoyens, les principales communautés étant chinoises, indiennes et malaises. Cet article propose ainsi de présenter le modèle singapourien où se combinent à la fois vivre côte à côte et vivre ensemble. En effet, si l’institutionnalisation de l’appartenance ethnique doit permettre le maintien des spécificités culturelles, il s’agit également d’assurer l’équilibre et la rencontre des diverses communautés de la société singapourienne. Le modèle de vivre-ensemble singapourien peut ainsi être pensé au regard des modalités d’institutionnalisation de l’appartenance ethnique. Pour autant, l’appartenance ethnique peut également mener à une distance symbolique entre les citoyens, chaque communauté pouvant être tentée de s’inscrire dans un ethnocentrisme, créant parfois des situations où il s’agirait plutôt de vivre côte à côte que de vivre ensemble. Enfin, l’appartenance ethnique peut également être questionnée par celles et ceux qui se revendiquent d’une appartenance plurielle et qui parfois peinent à être (re)connus dans un tel contexte et à rendre compte de manière singulière d’une possibilité d’incarner en soi le modèle singapourien de vivre-ensemble. In Singapore, a multicultural city-state located in Southeast Asia, ethnicity is fully part of individuals’ institutional identity. Referred to by the English word race, ethnicity is registered on citizens’ identity cards, with the main communities being Chinese, Indian, and Malay. This article will present the Singaporean model, which combines both living side by side and living together. Indeed, while the institutionalization of the ethnic background aims at maintaining cultural specificities, its goal is also to ensure balance and encountering of the various communities of the Singaporean society. The Singaporean model of living together can thus be analyzed through the ethnicity institutionalization. However, ethnicity can also lead to a symbolic distance between citizens, each community being tempted to adopt an ethnocentric approach, sometimes creating situations where it would be more about living side by side rather than living together. Last, the current model can also be questioned by those who claim a plural cultural background and who sometimes struggle to be recognized in such a context and to display a new way of experiencing the Singaporean model of living together. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:22:40 +0200</pubDate>
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      <title>Le vivre-ensemble réunionnais  </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1369</link>
      <description>Je me souviens de mon enfance, à l’école laïque du Piton saint-Leu... dans les années 1950. Nous savions que nous étions métis, Cafres, Blancs, Chinois, Zarabs, Malbars. Nous discutions de tout, à notre manière d’enfants. Nous savions aussi que nous étions de religions différentes, catholiques, malbars hindous, zarabs musulmans qui n’étaient point arabes. Le fait religieux faisait déjà partie intégrante de la société réunionnaise. Sa visibilité allait s’afficher de manière plus forte après les lois de décentralisation de 1982. Certes, depuis l’occupation temporaire de notre île par la France en 1646, le peuplement définitif en 1665 a traversé deux traumatismes que sont l’esclavage et l’engagisme. Le processus de créolisation s’est appuyé sur des brassages ethnoculturels qui ont engendré une identité réunionnaise à partir des drames, des peines, des souffrances, des échecs, des réussites. À la relecture, nous pouvons affirmer que quelles que soient la couleur de notre peau et nos sensibilités ethnoculturelles, nous sommes tous des métis culturels et culturellement universels, citoyens de l’Indianocéanie et citoyens du monde. Notre vivre-ensemble réunionnais n’est pas un mythe. C’est bien une vivante réalité qu’il nous faut intensifier. I remember my childhood, at the secular school of Piton Saint-Leu in the 1950s. We knew we were Metis, Cafres, Blancs, Chinese, Zarabes and Malbars. We used to talk about everything, in our own childlike way. We also knew we were of different religions : Catholics, Malbar Hindus and Zarab Muslims who were not Arabs. Religious belief was already an integral part of Reunion Island society. Its visibility would become even more pronounced following the decentralization laws of 1982. Indeed, since the temporary occupation of our island by France in 1646, the permanent settlement in1665 has been marked by two major historical traumas : slavery and indentured labor. The process of creolization has relied on ethnocultural interminglings that gave rise to a Reunionese identity born from dramas, sorrows, sufferings, failures and triumphs alike. Upon reflection, we can assert that regardless of the color of our skin or our cultural sensibilities, we are all cultural Metis and, in essence, culturally universal, citizens of Indianocéanie and citizens of the world. Our Reunionese way of living together is not a myth. It is, in fact, a vibrant reality that we must nurture and deepen. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:29:03 +0200</pubDate>
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      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1379</link>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:39:11 +0200</pubDate>
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      <title>L’éducation aux valeurs humaines : le modèle de Rabindranath Tagore </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1380</link>
      <description>La violence est un élément omniprésent de notre humanité, elle s’inscrit dans des formes différentes, qu’il s’agisse de la violence physique ou psychologique. Si la violence et ses causes ne sont pas traitées d’une manière efficace, la paix interpersonnelle risque d’être brisée, entraînant une société fragilisée. Depuis des millénaires des penseurs indiens ont apporté leurs réflexions afin de façonner et encadrer les esprits humains pour construire une paix intérieure qui permettrait à son tour d’éviter ou minimiser la violence. Cette tentative pour développer une perspective humaniste et pacifiste dans nos esprits, s’inscrit d’abord par une maitrise de soi. Si l’esprit est agité, la violence devient un exutoire pour un individu risquant de perturber non seulement la vie individuelle mais également la vie collective. Dans cette veine, va se développer un courant de pensée accès sur une éducation aux valeurs humaines, dont le but est d’inculquer un mode de vie paisible et humaniste chez les jeunes. Rabindranath Tagore s’inscrit dans ce courant, il est le premier à recevoir le prix Nobel de littérature en 1913, un événement rarissime à l’époque coloniale. Son titre honorifique est Vishwa Kabi, un poète mondial, en sanskrit/bengali. Tout au long de sa vie, il s’est efforcé de construire des passerelles interculturelles en valorisant une éducation holistique communautaire basée sur la vie humaine près de la nature, l’humanisme, l’universalisme, le spiritualisme, l’harmonie, la simplicité, l’amour, la liberté. Il fut l’un des penseurs indiens les plus libéraux de son temps. La fondation de son ashram (un ermitage) Santiniketan, est une demeure de paix où il tentait de former les citoyens responsables de demain. Cette humble tentative humaniste et pacifiste de 1901 est devenue à présent une université fédérale : Visva Bharati (une fusion de deux mots en sanskrit représentant l’universalité et la déesse indienne du savoir et de l’éducation, elle est reconnue en 2023 comme un site d’héritage mondial de l’UNESCO. Dans ces temps incertains, la reconnaissance de l’UNESCO s’avère un jalon important pour Santiniketan et les pacifistes. Cet article propose d’étudier les valeurs fondamentales de cette institution mondiale pour examiner dans quelles mesures la philosophie et la vision de Tagore pourraient inspirer à mettre en place une éducation basée sur les valeurs humaines. Violence, paix, société, perspective humaniste, valeurs humaines, Tagore, éducation, ashram (hermitage), héritage mondial, UNESCO Hypothetically speaking, this article deals with the question of violence as an omnipresent element of human life, whether it is physical, psychological or any other form of violence. Ironically, a violent manifestation is somehow justified in some way or the other. This streak of violence in human mind and society was identified by the founding fathers of Indian civilisation. For them, the non violence was a way to cultivate peace and discourage the violence. Therefore, an education was envisaged for cultivating and inculcating the peace in human minds right from the very early stage of life. Famous poet Nobel laureate of India, Rabindranath Tagore has thus embraced the millennial human values taught and cultivated by the stalwarts of Indian civilisation in order to develop an educational model for enabling the peace of mind right from the beginning of schooling for young Indians. His emphasis was to develop an &quot;ashram&quot;, a hermitage built in the model of ancient Indian tradition of teaching and learning, close to nature where young minds will be fashioned based on traditional Indian values such love, compassion, respect, humility, quest for knowledge, renunciation and so on. This article therefore tries to analyse Rabindranath Tagore’s contribution to human value based education in three segments: first, it studies briefly a history of value based education in India, secondly, it highlights and analyses the human value based educational model developed by Rabindranath Tagore and lastly delves into the reasons for which Santiniketan, founded by Tagore in 1901 as a model educational institution based on the values ancient India traditions, was recognised as a World Heritage Site by UNESCO in 2023. In the end, this article draws a synergy between these three components to better understand Rabindranath Tagore’s holistic vision of education which embraces the best of global with a solid local foundation to develop a peaceful and sensitive human mind. Violence, Peace, society, humanist perspective, humain values, Tagore, education, ashram (hermitage), world heritage, UNESCO </description>
      <pubDate>lun., 08 juin 2026 13:17:10 +0200</pubDate>
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