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    <title>vivre-ensemble</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1309</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Paradoxe et idéologie linguistiques : défendre une langue unifiée commune ou promouvoir la diversité linguistique pour mieux vivre-ensemble</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1349</link>
      <description>La question linguistique est une problématique relative au vivre-ensemble. Dans des contextes plurilingues, les langues et leur coexistence peuvent se traduire en discours et pratiques contradictoires. Le contexte malgache permet d’illustrer cette problématique par une réflexion sur la politique linguistique du pays. Tiraillé entre la défense d’une langue nationale – le malgache, fierté de ses locuteurs et de ses défenseurs par le caractère quasi-exceptionnel de sa situation en Afrique comme renforçant l’unité nationale, et la nécessité de promouvoir les langues autres par l’emprise de la mondialisation, le pays peine à trouver une politique linguistique viable, à travers le choix de la/des langues d’enseignement. Cette réflexion est nourrie de données d’observations et de discours recueillis lors de mes expertises dans le projet d’élaboration d’une politique linguistique éducative pour Madagascar (2020-2022). La complexité de la diversité inégalitaire des situations éducatives, les discours dominants, l’inefficacité des politiques linguistiques, de cela résultent des représentations paradoxales autour des langues. Le plurilinguisme est souvent pris en charge dans le paradigme de la domination et hiérarchisation que dans celui du partenariat entre les langues. Malgré la reconnaissance politique du malgache comme langue vernaculaire et véhiculaire, la complexité des représentations linguistiques renforce plus l’idéologie ambiante au lieu de la changer, source possible de vision idéalisée de la langue, de comportements insécures et de difficultés d’ouverture à l’altérité. Par contre, promouvoir des langues autres et s’inscrire dans le marché linguistique mondial pour pouvoir en bénéficier des avantages pose la question du risque de représentation culpabilisée de soi, de « perte » de repères pour l’individu dans un monde trop hétérogène. Je proposerai le concept de l’entre (Jullien, 2012 ; Fintz, 2018) comme une réflexion possible dans la nécessité de changement de paradigme et une approche alternative des langues pour mieux vivre-ensemble et une meilleure prise en charge de la diversité. The language question represents a crucial challenge in the management of linguistic diversity and social cohesion. In multilingual contexts, languages and their coexistence often generate contradictory discourses and practices. The Malagasy case illustrates these tensions through an analysis of the country’s educational language policy. Positioned between the affirmation of Malagasy as a national and unifying language, and the need to promote other languages within the dynamics of globalization, Madagascar struggles to define a coherent and inclusive linguistic strategy, particularly regarding the language(s) of instruction. This study draws on field data and discursive analyses gathered during expert missions within the framework of the development of an educational language policy for Madagascar (2020–2022). The research highlights the complexity of educational inequalities, the persistence of dominant linguistic ideologies, and the ineffectiveness of existing policies, which together produce paradoxical language representations. Multilingualism is often framed within power dynamics rather than in terms of complementarity. Despite the political status of Malagasy, prevailing representations tend to reinforce ideologies of linguistic insecurity and hinder openness to linguistic otherness. To address these issues, the article proposes the conceptual lens of the entre (Jullien, 2012; Fintz, 2018) as a way to rethink the paradigm of language policy. This perspective advocates for a relational and non-hierarchical approach to languages, fostering intercultural dialogue and a renewed vision of linguistic diversity as a resource for living together. </description>
      <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:15:47 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 08 Jun 2026 13:30:48 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La question du vivre-ensemble au cœur de l’anthropologie de la paix</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1343</link>
      <description>Les fondements de l’éducation à la paix et du vivre-ensemble sont présents au cœur de l’éthique de l’interculturalité. Les instances internationales font converger ces deux notions dans les mêmes intentions sémiologiques, celles de la cohésion sociale par la justice sociale pour plus de paix civile. Si le concept de l’éducation à la paix reste encore souvent associé à une volonté des institutions internationales ou des formations universitaires, la notion de vivre-ensemble quant à elle est davantage orientée vers le niveau méso des politiques, des institutions, des entreprises, des associations et Organisation Non Gouvernementale (ONG). De nos jours, cette notion trouve sa place dans les logiques de création artistique (Réunion-Métis 2024), de développement personnel, de reliance sociale et de marketing économique. Nous sommes bien là sur une articulation qui repose sur des logiques inclusives entre les niveaux macro, méso et micro. A partir des instances internationales et en passant par les observatoires publics et privés, aujourd’hui, ces logiques inclusives touchent les acteurs de l’éducation, de l’art et du social. La paix et la cohésion sociale sont des termes qui reviennent sans cesse dans les problématiques de recherches en sciences sociales et sciences politiques, tout comme dans la mise en place des politiques publiques territoriales. Le développement, au sein de l’école et de la société civile, de compétences et de valeurs fondées sur des approches interculturelles apparait comme un levier essentiel pour renforcer l’estime de soi et limiter les manifestations de violence en assurant la reconnaissance et la valorisation de tous les apprenants. L’anthropologie de la paix repose sur ces fondamentaux. Nos résultats de recherche montrent que ces approches favorisent des relations sociales moins radicales et plus apaisées, à présent davantage modélisées et diffusées à travers la notion de vivre-ensemble et de faire-ensemble. The foundations of peace education and living together lie at the very heart of the ethics of interculturality. International bodies tend to bring these two notions closer together around a common purpose: fostering social cohesion through social justice, with the aim of ensuring lasting civil peace. While peace education remains largely associated with initiatives led by international organizations or university programs, the notion of living together is more often deployed at the meso level: that of public policies, institutions, businesses, as well as associations and NGOs. Today, this concept also extends into new domains such as artistic creation (for instance, Réunion-Métis 2024), personal development, social bonding dynamics, and even certain forms of economic marketing. We thus observe an inclusive and ascending articulation across the different levels of action: from the macro (international bodies and public/private observatories), to the meso (policies and institutions), down to the micro (educational actors, artistic initiatives, civil society). In this perspective, the notions of peace and social cohesion appear as constant references, both in research within the social and political sciences and in the design of territorial public policies. In schools as well as in civil society, the development of values and skills rooted in intercultural approaches strengthens self-esteem, helps prevent violence, and promotes the recognition of all learners. The anthropology of peace is grounded in these very principles. Our research shows that such approaches foster less polarized and more peaceful social relations, which are now increasingly modeled and disseminated through the praxis of “living and acting together.” </description>
      <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:09:14 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 08 Jun 2026 13:29:56 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les Mahorais de La Réunion. Une utopie concrète au cœur du vivre-ensemble réunionnais</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1307</link>
      <description>La société réunionnaise est souvent décrite comme un « modèle de vivre-ensemble », où différents milieux culturels cohabitent et se combinent depuis le premier peuplement, tandis que d’autres se sont ajoutés au fil des siècles, et cela non sans contestations. Parmi ceux qui ont contribué plus récemment à l’évolution du creuset réunionnais figurent les ressortissants mahorais qui, malgré un demi-siècle de cohabitation, restent globalement mal tolérés sinon rejetés. La pleine intégration de Mayotte à la République représente un sujet largement contesté à La Réunion, qui se traduit pour les Mahorais par des commentaires discriminatoires et racistes. En plus, la visibilité de leurs marques et pratiques culturelles (« mahorité ») fait de cette minorité le bouc-émissaire de tous les maux de la société réunionnaise. Bien que des tensions soient inévitables dans un contexte multiculturel et créole, cette stigmatisation interroge directement le modèle du « vivre-ensemble réunionnais » et contribue à remettre en question ses mécanismes d’intégration et ses stratégies d’exclusion. Cette étude, fondée sur une approche ethnographique, historique et comparative, propose d’analyser les facteurs qui ont permis à des migrants étrangers de déconstruire leur altérité et d’être reconnus, au fil du temps comme des composantes essentielles du paysage culturel réunionnais, afin de situer et de mieux comprendre les difficultés d’adaptation et d’insertion vécues par les Mahorais de La Réunion.  Reunion Island society is often described as a “model of coexistence”, in which several cultural groups live together and borrow from each other since the first settlement. In contrast, others came later – following different migratory waves – and integrated this Creole society, not without any objection. Mahoran people stand out among those who have contributed more recently to the evolution of the Reunionese melting pot. Despite more than half a century of cohabitation, Mahoran community members remain generally poorly tolerated and subject to social rejection. The transformation of Mayotte into a French Overseas Department is a highly contested subject in Reunion Island. As a result, Mahoran people are often victims of racist and discriminatory comments. In addition, the visibility of their cultural symbols and values (Mahority) makes this ethnic group the perfect scapegoat for all of Reunion society’s ills. Although conflict is inevitable in a multicultural and Creole context, this stigmatisation calls into question the Reunionese “model of coexistence”, as well as, its mechanisms for integration for immigrants, as well as, its exclusion strategies. Based on an ethnographic, historical, and comparative approach, this study explores the main economic drivers and social factors that have made «foreign communities» able to deconstruct their otherness and to be recognized, over a few decades, as essential components of the Reunionese cultural landscape. The overall goal is to get a better understanding of the challenges to social integration experienced by Mahoran people of Reunion Island. </description>
      <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:44:00 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 08 Jun 2026 13:26:27 +0200</lastBuildDate>
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