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    <title>Reunion</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1348</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le vivre-ensemble réunionnais </title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1369</link>
      <description>Je me souviens de mon enfance, à l’école laïque du Piton saint-Leu... dans les années 1950. Nous savions que nous étions métis, Cafres, Blancs, Chinois, Zarabs, Malbars. Nous discutions de tout, à notre manière d’enfants. Nous savions aussi que nous étions de religions différentes, catholiques, malbars hindous, zarabs musulmans qui n’étaient point arabes. Le fait religieux faisait déjà partie intégrante de la société réunionnaise. Sa visibilité allait s’afficher de manière plus forte après les lois de décentralisation de 1982. Certes, depuis l’occupation temporaire de notre île par la France en 1646, le peuplement définitif en 1665 a traversé deux traumatismes que sont l’esclavage et l’engagisme. Le processus de créolisation s’est appuyé sur des brassages ethnoculturels qui ont engendré une identité réunionnaise à partir des drames, des peines, des souffrances, des échecs, des réussites. À la relecture, nous pouvons affirmer que quelles que soient la couleur de notre peau et nos sensibilités ethnoculturelles, nous sommes tous des métis culturels et culturellement universels, citoyens de l’Indianocéanie et citoyens du monde. Notre vivre-ensemble réunionnais n’est pas un mythe. C’est bien une vivante réalité qu’il nous faut intensifier. I remember my childhood, at the secular school of Piton Saint-Leu in the 1950s. We knew we were Metis, Cafres, Blancs, Chinese, Zarabes and Malbars. We used to talk about everything, in our own childlike way. We also knew we were of different religions : Catholics, Malbar Hindus and Zarab Muslims who were not Arabs. Religious belief was already an integral part of Reunion Island society. Its visibility would become even more pronounced following the decentralization laws of 1982. Indeed, since the temporary occupation of our island by France in 1646, the permanent settlement in1665 has been marked by two major historical traumas : slavery and indentured labor. The process of creolization has relied on ethnocultural interminglings that gave rise to a Reunionese identity born from dramas, sorrows, sufferings, failures and triumphs alike. Upon reflection, we can assert that regardless of the color of our skin or our cultural sensibilities, we are all cultural Metis and, in essence, culturally universal, citizens of Indianocéanie and citizens of the world. Our Reunionese way of living together is not a myth. It is, in fact, a vibrant reality that we must nurture and deepen. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:29:03 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 08 juin 2026 13:45:49 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La question du vivre-ensemble au cœur de l’anthropologie de la paix</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1343</link>
      <description>Les fondements de l’éducation à la paix et du vivre-ensemble sont présents au cœur de l’éthique de l’interculturalité. Les instances internationales font converger ces deux notions dans les mêmes intentions sémiologiques, celles de la cohésion sociale par la justice sociale pour plus de paix civile. Si le concept de l’éducation à la paix reste encore souvent associé à une volonté des institutions internationales ou des formations universitaires, la notion de vivre-ensemble quant à elle est davantage orientée vers le niveau méso des politiques, des institutions, des entreprises, des associations et Organisation Non Gouvernementale (ONG). De nos jours, cette notion trouve sa place dans les logiques de création artistique (Réunion-Métis 2024), de développement personnel, de reliance sociale et de marketing économique. Nous sommes bien là sur une articulation qui repose sur des logiques inclusives entre les niveaux macro, méso et micro. A partir des instances internationales et en passant par les observatoires publics et privés, aujourd’hui, ces logiques inclusives touchent les acteurs de l’éducation, de l’art et du social. La paix et la cohésion sociale sont des termes qui reviennent sans cesse dans les problématiques de recherches en sciences sociales et sciences politiques, tout comme dans la mise en place des politiques publiques territoriales. Le développement, au sein de l’école et de la société civile, de compétences et de valeurs fondées sur des approches interculturelles apparait comme un levier essentiel pour renforcer l’estime de soi et limiter les manifestations de violence en assurant la reconnaissance et la valorisation de tous les apprenants. L’anthropologie de la paix repose sur ces fondamentaux. Nos résultats de recherche montrent que ces approches favorisent des relations sociales moins radicales et plus apaisées, à présent davantage modélisées et diffusées à travers la notion de vivre-ensemble et de faire-ensemble. The foundations of peace education and living together lie at the very heart of the ethics of interculturality. International bodies tend to bring these two notions closer together around a common purpose: fostering social cohesion through social justice, with the aim of ensuring lasting civil peace. While peace education remains largely associated with initiatives led by international organizations or university programs, the notion of living together is more often deployed at the meso level: that of public policies, institutions, businesses, as well as associations and NGOs. Today, this concept also extends into new domains such as artistic creation (for instance, Réunion-Métis 2024), personal development, social bonding dynamics, and even certain forms of economic marketing. We thus observe an inclusive and ascending articulation across the different levels of action: from the macro (international bodies and public/private observatories), to the meso (policies and institutions), down to the micro (educational actors, artistic initiatives, civil society). In this perspective, the notions of peace and social cohesion appear as constant references, both in research within the social and political sciences and in the design of territorial public policies. In schools as well as in civil society, the development of values and skills rooted in intercultural approaches strengthens self-esteem, helps prevent violence, and promotes the recognition of all learners. The anthropology of peace is grounded in these very principles. Our research shows that such approaches foster less polarized and more peaceful social relations, which are now increasingly modeled and disseminated through the praxis of “living and acting together.” </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:09:14 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 08 juin 2026 13:29:56 +0200</lastBuildDate>
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