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    <title>writing</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/160</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le Mozambique des transports messagers : pouvoirs et savoirs des écritures exposées à Maputo</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/264</link>
      <description>Dans le présent article, nous nous intéressons à l’usage spontané de l’expression écrite libre sur les transports au Mozambique avec une attention particulière pour ceux circulant dans la capitale. En effet, Maputo (ville et province) détient à elle seule 57,1 % du nombre total de véhicules circulant au Mozambique. Le corpus des transports messagers de notre terrain comprend : véhicules légers, camions, ou encore taxi-collectifs. Ces transports intelligents s’affirment comme des espaces discursifs décomplexés et formes d’expression populaire humanisant la ville. Ils véhiculent sous forme de texte plurilingues, de multiples messages écrits par des citoyens ordinaires. Les transports du Mozambique jouent un double rôle : la libre circulation des personnes et biens et la libre circulation des langues et de la parole citoyenne sans censure. Ainsi, les transports messagers du Mozambique donnent à lire et à voir différents faits de société, des scènes de vie (autour de thématiques comme la politique, la famille, l’amour, la tradition ou la pauvreté…). Pour peu qu’on prête le regard sur les transports messagers circulant à Maputo, on découvre l’histoire contemporaine de la ville et celle du pays contées par le citoyen ordinaire à travers l’écrit informel. Autant reconnaître qu’au Mozambique, le transport en ville a pris le relais de l’arbre à palabres au village, puisqu’il est devenu un moyen de communication, un lieu de transmission, une forme de lien social, une façon d’agir et d’exister. In this paper, we will focus on the spontaneous use of free writing on modes of transportation in Mozambique, paying particular attention to those in the capital city, Maputo which represents 57.1% of the total number of vehicles circulating in Mozambique. Our corpus includes private vehicles, trucks, collective taxis. These modes of transportation are discursive spaces, in which ordinary citizens can express themselves without inhibition, giving a particular human dimension to the city. Transportation in Mozambique plays a double role: to allow people and goods to circulate freely, but also to allow languages and uncensored citizens’ voices to circulate freely. These discursive mobile spaces provide insights into social life: scenes of everyday life are featured, but also popular proverbs, or representations on a variety of themes (politics, family, tradition, poverty…). Examining these circulating discourses in Maputo reveals aspects of the contemporary history of the city and of the country, as told by ordinary citizens, through informal writing. It seems that, in Mozambique, urban transportation has taken over the role of the palaver tree in the village, since it has become a means of communication and transmission, a kind of social connection, a way to act and exist. </description>
      <pubDate>lun., 13 févr. 2023 17:29:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 08:49:36 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’avenir linguistique de Mayotte par rapport à la politique linguistique, l’éducation plurilingue et la forme écrite des langues autochtones : la perception des étudiants du premier cycle</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/149</link>
      <description>Mayotte est un nouveau département français, qui met en avant la langue française pour son intégration dans la République et pour la réussite scolaire de ses jeunes. L’enjeu linguistique est de savoir comment cette île, en pleine (re)création identitaire, pourrait préserver ses deux langues autochtones (le shimaore et le kibushi) et promouvoir le français. Il est fondamental de comprendre les attitudes des acteurs principaux de l’île, tels que les étudiants de premier cycle du CUFR de Mayotte, car ils sont les futurs enseignants, commerçants, et élus. Pour comprendre leurs perceptions des lan­gues, j’ai effectué des questionnaires (211 réponses) et des entretiens (11 auprès d’étudiants ayant participé à l’enquête). Les résultats montrent une différence significative des perceptions de la langue française et des langues maternelles confondues. Les participants pensent que les trois langues sont importantes, mais que la forme écrite de leur langue maternelle a moins de valeur que la forme parlée, alors que pour le français les deux ont le même mérite. Ces résultats suggèrent que le rôle du shimaore et du kibushi écrit n’est pas bien défini. Les résultats qualitatifs confirment des opinions variées vers les formes écrites du kibushi et du shimaore et sur le rôle de l’éducation nationale dans la préservation de ces langues. Les résultats sont comparés aux situations similaires dans les îles francophones de l’océan Indien. Mayotte is the most recent French department and it is prioritizing the French language in order to facilitate its integration into the French republic while helping local youth excel in school. What is at stake is how this island in the process of identity (re)creation, can at once preserve its two native languages (Shimaore and Kibushi) and promote French. Because they are the future teachers, business people, and elected of Mayotte, it is important to know the language attitudes of the undergraduate students at the CUFR of Mayotte. To understand their linguistic attitudes, I carried out a two-part study: a survey with 211 participants followed by 11 interviews with participants from the survey. Results show a significant difference between attitudes toward the French language and those towards the native languages combined. Although participants thought that the three languages were important, they nevertheless laid less emphasis on the written form of their native language. For French, both forms carried equal weight. These results suggest that the role of the written form of Shimaore and Kibushi is not well-defined. The qualitative results confirm an opinion of uncertainty toward written Shimaore and Kibushi. Opinion varied toward the role of the French public education system and the preservation of the native languages, specifically in terms of bilingual schooling. The linguistic and educational situation in other French-speaking islands in the Indian Ocean is discussed. </description>
      <pubDate>dim., 05 févr. 2023 21:50:23 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 08:38:39 +0200</lastBuildDate>
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