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    <title>La Réunion</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/218</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>La question du vivre-ensemble au cœur de l’anthropologie de la paix</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1343</link>
      <description>Les fondements de l’éducation à la paix et du vivre-ensemble sont présents au cœur de l’éthique de l’interculturalité. Les instances internationales font converger ces deux notions dans les mêmes intentions sémiologiques, celles de la cohésion sociale par la justice sociale pour plus de paix civile. Si le concept de l’éducation à la paix reste encore souvent associé à une volonté des institutions internationales ou des formations universitaires, la notion de vivre-ensemble quant à elle est davantage orientée vers le niveau méso des politiques, des institutions, des entreprises, des associations et Organisation Non Gouvernementale (ONG). De nos jours, cette notion trouve sa place dans les logiques de création artistique (Réunion-Métis 2024), de développement personnel, de reliance sociale et de marketing économique. Nous sommes bien là sur une articulation qui repose sur des logiques inclusives entre les niveaux macro, méso et micro. A partir des instances internationales et en passant par les observatoires publics et privés, aujourd’hui, ces logiques inclusives touchent les acteurs de l’éducation, de l’art et du social. La paix et la cohésion sociale sont des termes qui reviennent sans cesse dans les problématiques de recherches en sciences sociales et sciences politiques, tout comme dans la mise en place des politiques publiques territoriales. Le développement, au sein de l’école et de la société civile, de compétences et de valeurs fondées sur des approches interculturelles apparait comme un levier essentiel pour renforcer l’estime de soi et limiter les manifestations de violence en assurant la reconnaissance et la valorisation de tous les apprenants. L’anthropologie de la paix repose sur ces fondamentaux. Nos résultats de recherche montrent que ces approches favorisent des relations sociales moins radicales et plus apaisées, à présent davantage modélisées et diffusées à travers la notion de vivre-ensemble et de faire-ensemble. The foundations of peace education and living together lie at the very heart of the ethics of interculturality. International bodies tend to bring these two notions closer together around a common purpose: fostering social cohesion through social justice, with the aim of ensuring lasting civil peace. While peace education remains largely associated with initiatives led by international organizations or university programs, the notion of living together is more often deployed at the meso level: that of public policies, institutions, businesses, as well as associations and NGOs. Today, this concept also extends into new domains such as artistic creation (for instance, Réunion-Métis 2024), personal development, social bonding dynamics, and even certain forms of economic marketing. We thus observe an inclusive and ascending articulation across the different levels of action: from the macro (international bodies and public/private observatories), to the meso (policies and institutions), down to the micro (educational actors, artistic initiatives, civil society). In this perspective, the notions of peace and social cohesion appear as constant references, both in research within the social and political sciences and in the design of territorial public policies. In schools as well as in civil society, the development of values and skills rooted in intercultural approaches strengthens self-esteem, helps prevent violence, and promotes the recognition of all learners. The anthropology of peace is grounded in these very principles. Our research shows that such approaches foster less polarized and more peaceful social relations, which are now increasingly modeled and disseminated through the praxis of “living and acting together.” </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:09:14 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 08 juin 2026 13:29:56 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les Mahorais de La Réunion. Une utopie concrète au cœur du vivre-ensemble réunionnais</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1307</link>
      <description>La société réunionnaise est souvent décrite comme un « modèle de vivre-ensemble », où différents milieux culturels cohabitent et se combinent depuis le premier peuplement, tandis que d’autres se sont ajoutés au fil des siècles, et cela non sans contestations. Parmi ceux qui ont contribué plus récemment à l’évolution du creuset réunionnais figurent les ressortissants mahorais qui, malgré un demi-siècle de cohabitation, restent globalement mal tolérés sinon rejetés. La pleine intégration de Mayotte à la République représente un sujet largement contesté à La Réunion, qui se traduit pour les Mahorais par des commentaires discriminatoires et racistes. En plus, la visibilité de leurs marques et pratiques culturelles (« mahorité ») fait de cette minorité le bouc-émissaire de tous les maux de la société réunionnaise. Bien que des tensions soient inévitables dans un contexte multiculturel et créole, cette stigmatisation interroge directement le modèle du « vivre-ensemble réunionnais » et contribue à remettre en question ses mécanismes d’intégration et ses stratégies d’exclusion. Cette étude, fondée sur une approche ethnographique, historique et comparative, propose d’analyser les facteurs qui ont permis à des migrants étrangers de déconstruire leur altérité et d’être reconnus, au fil du temps comme des composantes essentielles du paysage culturel réunionnais, afin de situer et de mieux comprendre les difficultés d’adaptation et d’insertion vécues par les Mahorais de La Réunion.  Reunion Island society is often described as a “model of coexistence”, in which several cultural groups live together and borrow from each other since the first settlement. In contrast, others came later – following different migratory waves – and integrated this Creole society, not without any objection. Mahoran people stand out among those who have contributed more recently to the evolution of the Reunionese melting pot. Despite more than half a century of cohabitation, Mahoran community members remain generally poorly tolerated and subject to social rejection. The transformation of Mayotte into a French Overseas Department is a highly contested subject in Reunion Island. As a result, Mahoran people are often victims of racist and discriminatory comments. In addition, the visibility of their cultural symbols and values (Mahority) makes this ethnic group the perfect scapegoat for all of Reunion society’s ills. Although conflict is inevitable in a multicultural and Creole context, this stigmatisation calls into question the Reunionese “model of coexistence”, as well as, its mechanisms for integration for immigrants, as well as, its exclusion strategies. Based on an ethnographic, historical, and comparative approach, this study explores the main economic drivers and social factors that have made «foreign communities» able to deconstruct their otherness and to be recognized, over a few decades, as essential components of the Reunionese cultural landscape. The overall goal is to get a better understanding of the challenges to social integration experienced by Mahoran people of Reunion Island. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 08:44:00 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 08 juin 2026 13:26:27 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’habitation bourbonnaise : un jardin d’acclimatation ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1141</link>
      <description>Le jardin colonial est souvent présenté comme un lieu de savoir servant de vitrine à l’Empire. Ces établissements sont autant des lieux de pouvoir que des laboratoires d’expérimentation qui participent à façonner de nouveaux environnements utiles aux puissances européennes. Cependant, ces jardins botaniques développent aussi leurs logiques propres et font participer un grand nombre d’acteurs qui ne se limite pas aux seuls savants issus d’une l’élite coloniale. Cet article tente de replacer ces jardins d’acclimatation dans une perspective locale, inscrite dans le temps long, en y incluant les terres à « mettre en valeur » par les habitants de l’île de Bourbon/La Réunion. The colonial garden is often presented as a place of knowledge spreading the empire’s power. These establishments were as much places of power as they were laboratories for experimentation, helping to shape new environments useful to the european colonial projects. These botanical gardens also developed their own logics, involving a wide range of actors who were not limited to scholars from the colonial elite. This article attempts to place these gardens in a local, long-term perspective, by including the land to be developed (or improved) by the inhabitants of Bourbon Island/Reunion. </description>
      <pubDate>jeu., 20 juin 2024 06:21:58 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 14:32:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Étude exploratoire d’expériences de glottophobie à l’île de La Réunion réalisée auprès d’étudiantes et d’étudiants de l’université</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/924</link>
      <description>L’objectif de cette étude est d’explorer les parcours sociolinguistiques d’étudiants en lien avec la question des discriminations à prétexte linguistique (ou glottophobie (Blanchet, 2016 et 2018) à La Réunion. 214 participant.e.s inscrit.e.s à l’université de La Réunion ont participé à une enquête quantitative semi-directive en ligne qui a été complétée par une enquête qualitative consistant en un récit de vie. Les réponses révèlent une pluralité linguistique importante ainsi qu’une forte présence de phénomènes langagiers majoritairement français et également des phénomènes beaucoup plus hétérogènes que les participant.e.s ont qualifiés de mélanges français/créole. Toutefois, c’est aux phénomènes langagiers majoritairement créoles que ces derniers se déclarent massivement attaché.e.s. Une grande importance est accordée, notamment par les parents des répondant.e.s, au français normatif perçu comme surtout scolaire, parisien, socialement marqué et exerçant une pression puissante. Pourtant, la glottophobie est indiquée comme connue par à peine un peu plus de la moitié des étudiant.e.s et s’avère peu citée parce que considérée comme moins importante que d’autres discriminations comme l’orientation sexuelle (68,6 %), le sexe ou le genre (52,66 %), le fait d’être transgenre (51,2 %) ou encore la race ou la couleur de peau pour près d’une personne sur deux, mettant à mal l’image idyllique d’une cohabitation harmonieuse des communautés de l’île. Les discriminations à prétexte linguistique sont pourtant considérées présentes dans différents lieux et domaines de vie et par conséquent subies au quotidien et concernent majoritairement le comorien et le shimahoré. Toutefois, les entretiens qualitatifs révèlent que les discriminations à prétexte linguistique ne sont pas toujours bien identifiées et conscientisées car banalisées et légitimées (notamment lorsqu’elles concernent le français) et qu’elles sont réalisées par des personnes de l’entourage avec de bonnes intentions et/ou par des enseignant.e.s. C’est pourquoi, la proportion d’étudiant.e.s touché.e.s de près par la glottophobie lors des trois dernières années (environ 50 %) serait à majorer. Un dispositif de vigilance s’avère plus que nécessaire afin d’assurer le respect des droits linguistiques fondamentaux et une équité de traitement des personnes quelles que soient la nature des phénomènes langagiers mobilisés. The objective of this study is to explore the sociolinguistic paths of students in relation to the issue of linguistic discrimination (or glottophobia) in La Réunion. 214 participants enrolled at La Réunion University participated in an online semi-directive quantitative survey that was supplemented by a qualitative survey consisting of a life story. The answers reveal a large linguistic plurality as well as a strong presence of predominantly French language phenomena, and also much more heterogeneous phenomena that the participants described as French/Creole mixtures. However, it is mainly to Creole language phenomena that the latter declare themselves massively attached.Great importance is given, especially by the respondents’ parents, to the normative variety of French perceived mainly as schoolish, Parisian, socially marked and exerting a powerful pressure on linguistic communities.Yet, glottophobia is reported as known by just over half of students and is not cited much because it is regarded as less important than other forms of discrimination, such as sexual orientation (68.6%), sex or gender (52.66%), the fact of being transgender (51.2%) or the race or color of skin for almost one person in two, which undermines the idyllic image of harmonious cohabitation of the island’s communities.Discrimination on the pretext of language is, however, considered to take place in various places and areas of life and therefore experienced on a daily basis, and concerns mainly Comorian and Shimaore.However, qualitative interviews reveal that discrimination on the pretext of language is not always well identified and recognized, because it is trivialized and legitimised (especially when it concerns French) and that it is carried out by well-intentioned people in the immediate environment and/or teachers.For these reasons, the putative number of students closely affected by glottophobia in the last three years (around 50%) should be marked up. A vigilance mechanism is more than necessary so as to ensure respect for fundamental linguistic rights and equal treatment of people, regardless of the nature of the linguistic phenomena involved. </description>
      <pubDate>lun., 16 oct. 2023 08:15:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 14:10:35 +0200</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>Le droit de la participation aux organisations internationales régionales de l’océan Indien : quelles perspectives pour la participation de La Réunion ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/781</link>
      <description>Partant de la constatation que La Réunion ne participe, en tant que telle, dans aucune des organisations de la zone de l’océan Indien et, qu’au mieux, elle n’assure que la représentation de la France, lorsque celle-ci participe avec des statuts variés dans ces organisations, on peut s’interroger, sous l’angle juridique, aux possibilités d’évolution de cette situation dans le sens d’une plus grande participation de La Réunion. À cet égard le droit international ou le droit européen ne constituent pas des obstacles, mais plutôt des encouragements à une meilleure participation de La Réunion. Quant au cadre juridique national qui peut apparaître assez restrictif, ne prévoyant qu’une possibilité de participation de la Région de La Réunion comme observateur ou membre associé, celui-ci n’est pas vraiment un obstacle dès lors que La Réunion, l’État français et les États membres des organisations concernées seraient d’accord pour assurer une évolution de cette participation. Autrement dit, dans un contexte régional où subsistent des différends liés à la présence de la France sur certains espaces, l’évolution de la place de La Réunion dans les organisations régionales de l’océan Indien dépend avant tout de considérations politiques, le cadre juridique étant suffisamment « flexible » pour la permettre. From the observation that La Réunion does not participate, as such, in any of the organizations of the zone of the Indian Ocean and, at best, it participates only in the representation of France, when this one participates with various statutes in these organizations, one can wonder, from the legal angle, to the possibilities of evolution of this situation of a greater participation of La Réunion. In this respect, international law or European law do not constitute obstacles, but rather encouragement for a better participation of La Réunion. With regard to the national legal framework, which may seem quite restrictive, providing only one possibility of participation of the La Réunion Region as an observer or associate member, this is not really an obstacle when La Réunion, the French State and Member States of the concerned organizations would agree to ensure a change in this participation. In other words, in a regional context where there are still disputes over the presence of France in certain areas, the evolution of La Réunion’s place in the Indian Ocean regional organizations depends above all on political considerations, the legal framework being sufficiently “flexible” to allow it. </description>
      <pubDate>jeu., 23 févr. 2023 17:12:55 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:49:59 +0200</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>Bonheurs et malheurs du métissage dans deux récits réunionnais : Transition vers une identité décoloniale</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/715</link>
      <description>Le métissage est généralement perçu comme une rencontre harmonieuse mais, dans la pratique, il est souvent le résultat de rencontres asymétriques et inégalitaires. Celles-ci se produisent souvent dans la violence. Si le métissage était remis en question, voire condamné par les autorités et la société française pendant la période coloniale, cela a laissé des stigmates dans la France et ses anciennes colonies durant la période post-coloniale. Cette notion aujourd’hui n’a de cesse d’être questionnée et est souvent mise en scène à travers la littérature indianocéanique et plus particulièrement réunionnaise.Il faut alors mettre en avant et comprendre la portée de ce terme chez diffé­rents personnages issus de récits autobiographiques. Le métissage est un état complexe puisqu’il fait se rencontrer plusieurs différences en un même corps, différences de couleur, de culture, de nationalité, de religion, etc. Les figures métisses dans les productions littéraires se retrouvent en confron­tation avec des hiérarchisations identitaires. Ces identités sont conflictuelles, mais permettent de mettre en mouvement avec plus ou moins de succès, la transition vers une identité décoloniale à La Réunion, détachée d’une identité fixe nationale française. Generally, “Miscegenation” is perceived as a harmonious blend but, most of the time it is the result of asymmetrical and unequal blends. Often, these occur in violence. While miscegenation was questioned and even condemned by the authorities and French society during the colonial period, these rejections left a stigma on France and its former colonies in the post-colonial period. Today, this notion is constantly being questioned and is often staged through Indian Oceanic literature and more particularly Reunionese literatureThen, it is necessary to highlight and understand the scope of this term in different characters from autobiographical narratives. Miscegenation is a complex state since it brings together several differences in the same body such as differences of color, culture, nationality, religion, etc. In literary productions, mixed-race figures are often portrayed in confrontation with identity hierarchies. With varying degrees of success, these conflicting identities are helping to set in motion the transition towards a decolonial identity in Reunion Island, detached from a fixed French national identity. </description>
      <pubDate>jeu., 23 févr. 2023 16:03:54 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:42:58 +0200</lastBuildDate>
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    </item>
    <item>
      <title>L’évolution du cadre juridique du Fonds social européen, facteur de cohésion sociale des régions ultrapériphériques françaises ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/595</link>
      <description>En dépit d’une extension tardive, à partir de 1971, de son champ d’application aux dépar­tements français d’outre-mer (DOM), précurseurs des régions ultrapériphériques (RUP), le Fonds social européen (FSE) a vu son cadre juridique d’intervention évoluer dans ses dispositions de droit commun, en droit primaire et en droit dérivé, pour être mis dans la définition de ses missions prioritaires au service du développement social des régions ultramarines françaises, incluant deux îles de l’océan Indien : La Réunion, depuis l’origine, et Mayotte, depuis le 1er janvier 2014. Bien que ces régions aient bénéficié d’un soutien préférentiel en leur qualité de régions européennes en retard de développement, le cadre juridique du FSE n’a connu, néanmoins, qu’une adaptation relative, d’ordre essentiellement quantitatif, aux graves handicaps sociaux de ces régions ; si bien que leur situation socio-économique, toujours préoccupante, appelle, aux fins d’un renforcement de leur cohésion sociale, à une réforme ambitieuse du cadre juridique du FSE, sur le fondement de l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), dans la perspective de la politique de cohésion post-2020 en cours de négociation. Despite a late extension, from 1971, of its scope to the French overseas departments (DOM), precursors of the outermost regions (ORs), the European Social Fund (ESF) saw its framework legal intervention evolved in its provisions of common law, primary law and secondary law, to be placed in the definition of its priority missions at the service of the social development of the French overseas regions, including two islands in the Indian Ocean: Reunion, since the beginning, and Mayotte, since January 1st, 2014. Although these regions have benefited from preferential support as they are European regions whose development is lagging behind, the legal framework of the ESF has nevertheless only undergone a relative adaptation, essentially quantitative, to the serious social handicaps of these regions; so that their socio-economic situation, still worrying, calls, for the purposes of strengthening their social cohesion, for an ambitious reform of the legal framework of the ESF, on the basis of Article 349 of the Treaty of the functioning of the European Union (TFEU), with a view to the post-2020 cohesion policy currently under negotiation. </description>
      <pubDate>mer., 22 févr. 2023 17:31:04 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:31:28 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le droit de la participation aux organisations internationales régionales de l’océan Indien : quelles perspectives pour la participation de La Réunion ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/459</link>
      <description>Partant de la constatation que La Réunion ne participe, en tant que telle, dans aucune des organisations de la zone de l’océan Indien et, qu’au mieux, elle n’assure que la représentation de la France, lorsque celle-ci participe avec des statuts variés dans ces organisations, on peut s’interroger, sous l’angle juridique, aux possibilités d’évolution de cette situation dans le sens d’une plus grande participation de La Réunion. À cet égard le droit international ou le droit européen ne constituent pas des obstacles, mais plutôt des encouragements à une meilleure participation de La Réunion. Quand au cadre juridique national qui peut apparaître assez restrictif, ne prévoyant qu’une possibilité de participation de la Région de La Réunion comme observateur ou membre associé, celui-ci n’est pas vraiment un obstacle dès lors que La Réunion, l’État français et les États membres des organisations concernées seraient d’accord pour assurer une évolution de cette participation. Autrement dit, dans un contexte régional où subsistent des différends liés à la présence de la France sur certains espaces, l’évolution de la place de La Réunion dans les organisations régionales de l’océan Indien dépend avant tout de considérations politiques, le cadre juridique étant suffisamment « flexible » pour la permettre. From the observation that La Réunion does not participate, as such, in any of the organizations of the zone of the Indian Ocean and, at best, it participates only in the representation of France, when this one participates with various statutes in these organizations, one can wonder, from the legal angle, to the possibilities of evolution of this situation of a greater participation of La Réunion. In this respect, international law or European law do not constitute obstacles, but rather encouragement for a better participation of La Réunion. With regard to the national legal framework, which may seem quite restrictive, providing only one possibility of participation of the La Réunion Region as an observer or associate member, this is not really an obstacle when La Réunion, the French State and Member States of the concerned organizations would agree to ensure a change in this participation. In other words, in a regional context where there are still disputes over the presence of France in certain areas, the evolution of La Réunion’s place in the Indian Ocean regional organizations depends above all on political considerations, the legal framework being sufficiently “flexible” to allow it. </description>
      <pubDate>mar., 14 févr. 2023 11:24:11 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:15:52 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La Nuit. Les Marges de manœuvre des esclaves</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/214</link>
      <description>Être esclave à Bourbon. L’esclavage à l’épreuve de la modernité, a été rédigé pour commémorer le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France, et lutter contre l’oubli, afin que les « lieux de mémoire » de l’abolition et de l’esclavage ne deviennent pas « lieux d’amnésie ». L’esclavage y est étudié lorsqu’il rencontre la modernité issue des Lumières, réflexion qu’a contribué à faire naître et mûrir l’interminable résistance des asservis, indiscutablement à l’origine de leur libération. Ce dernier chapitre propose, à travers l’examen du paradoxal imaginaire de la nuit, de mettre au jour les marges de manœuvre des esclaves. My book, To be a slave in Réunion island. Modernity testing Slavery, was written to both commemorate the 170th anniversary of the abolition of slavery in France, as well as to fight against oblivion, so that the “places of memory” connect to abolition and slavery would never become “places of amnesia”. My book focuses on slavery and its encounter with Modernity hailing from the Enlightenment, a reflexion born and matured under the action of enslaved men resistance. By examining the paradoxical imaginary of the Night, the last chapter of my book exposes the tiny flexibility in the life and action of slaves  </description>
      <pubDate>lun., 13 févr. 2023 17:17:35 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 08:46:27 +0200</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>L’ambition de la coopération territoriale européenne pour l’Indianocéanie : vers une communauté de destin ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/852</link>
      <description>La coopération territoriale européenne, connue sous l’acronyme Interreg, se déploie dans l’espace indianocéanique à partir des régions ultrapériphériques de La Réunion et de Mayotte, afin de faciliter leur insertion dans leur environ­nement régional. Au rythme des grandes évolutions de cette coopération, qui se dessinent des années 1990 à nos jours et qui seront ici analysées au prisme de la politique européenne de cohésion, des liens se tissent entre ces régions françaises et les pays tiers voisins. Des relations privilégiées se nouent en particulier entre les îles de la Commission de l’océan Indien, formant le noyau dur de l’Indianocéanie, ainsi qu’avec des pays bordiers et quelques États, dits du troisième cercle dans l’océan Indien, aux relations moins éprouvées. Coopérer (« cum operare », œuvrer ensemble) est perçue par tous comme une impérieuse nécessité face aux défis et enjeux communs, en dépit des contraintes et limites inhérentes à la coopération. Forger ensemble une communauté de destin, au-delà des contradictions et des conflits territoriaux, devrait devenir une ambition commune. European territorial cooperation, known by the acronym Interreg, is deployed in the Indianoceanic area from the outermost regions of Reunion and Mayotte, in order to facilitate their integration into their regional environment. At the rate of the major developments in this cooperation, which are taking shape from the 1990s to the present day and which will be analyzed here through the prism of the European cohesion policy, links are being forged between these French regions and neighboring third countries. Privileged relations are established in particular between the islands of the Indian Ocean Commission, forming the hard core of Indianoceania, as well as with border countries and some states, known as the third circle in the Indian Ocean, with less proven relations. Cooperating, “cum pere”, working together, is perceived by all as an imperative necessity in the face of common challenges and issues, despite the constraints and limits inherent in cooperation. Forging together a community of destiny, beyond contradictions and territorial conflicts, should become a common ambition. </description>
      <pubDate>ven., 24 févr. 2023 18:37:18 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 23 janv. 2025 07:54:07 +0100</lastBuildDate>
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