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    <title>Mozambique</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/270</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L’érosion de la paix : poches de conflits et jeux de pouvoir au Mozambique</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/979</link>
      <description>Le Mozambique est en proie à des défis socio-économiques et politiques majeurs. Depuis l’année 2013, il fait face à deux conflits armés régionaux. Ce retour aux armes se caractérise par des assises territoriales distinctes. D’une part, les violences perpétrées par l’ancienne guérilla Renamo (Resistência Nacional de Moçambique) et sa junte militaire (2019-2021) dans le centre du Mozambique. Cette dernière capitalise sur les ressentiments locaux vis-à-vis d’un appareil d’État largement centralisé. Un accord de paix définitif a été signé en 2019 mais perdurent des « poches » dissidentes. D’autre part, une montée de la violence imputable à des groupes armés djihadistes, appelés Ahlu Sunna et opérant dans la province de Cabo Delgado au Nord. Ex-bastion politico-électoral du Parti-État Frelimo, la province musulmane est restée l’une plus indigentes du Mozambique. La propagation de la violence et l’enracinement d’Ahlu Sunna se fait dans une région marquée par un faible niveau d’investissements publics et la pénétration de l’islam radical. Ainsi le Mozambique a renoué avec la violence armée, en partie réapparue sur les cendres de la guerre de libération. Cet article va s’attacher à en montrer les enjeux et les impacts. Il s’agit de voir par quels mécanismes le parti-État Frelimo tente de répondre à ces menaces dans un Mozambique à forts enjeux (mégaprojets sur le charbon, gaz naturel…) et d’identifier les lignes de fractures qui zèbrent le pays, en en déterminant causes, répercussions et réponses apportées.  Mozambique is facing major socio-economic and political challenges. Since 2013, it has faced two regional armed conflicts, which are characterised by distinct territorial bases. On the one hand, the violence perpetrated by the former guerrilla group Renamo (Resistência Nacional de Moçambique) and its military junta (2019-2021) in central Mozambique. The latter is capitalising on local resentment of a largely centralised state apparatus. A final peace agreement was signed in 2019, but pockets of dissent remain. On the other hand, there is a rise in violence attributable to armed jihadist groups, called Ahlu Sunna, operating in northern Cabo Delgado province. A former political and electoral stronghold of the Frelimo state party, the Muslim province has remained one of the most impoverished in Mozambique. The spread of violence and the entrenchment of Ahlu Sunna is taking place in a region marked by a low level of public investment and the penetration of radical Islam. Mozambique has thus returned to armed violence, which has partly reappeared on the ashes of the liberation war. This article will attempt to show theirs issues and their impact. The aim is to see how the Frelimo party-state is trying to respond to these threats in a Mozambique with high stakes (coal megaprojects, natural gas, etc.) and to identify the fault lines that affect the country by determining their origins, repercussions and responses.  </description>
      <pubDate>lun., 16 oct. 2023 08:18:13 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 14:14:04 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le Mozambique des transports messagers : pouvoirs et savoirs des écritures exposées à Maputo</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/264</link>
      <description>Dans le présent article, nous nous intéressons à l’usage spontané de l’expression écrite libre sur les transports au Mozambique avec une attention particulière pour ceux circulant dans la capitale. En effet, Maputo (ville et province) détient à elle seule 57,1 % du nombre total de véhicules circulant au Mozambique. Le corpus des transports messagers de notre terrain comprend : véhicules légers, camions, ou encore taxi-collectifs. Ces transports intelligents s’affirment comme des espaces discursifs décomplexés et formes d’expression populaire humanisant la ville. Ils véhiculent sous forme de texte plurilingues, de multiples messages écrits par des citoyens ordinaires. Les transports du Mozambique jouent un double rôle : la libre circulation des personnes et biens et la libre circulation des langues et de la parole citoyenne sans censure. Ainsi, les transports messagers du Mozambique donnent à lire et à voir différents faits de société, des scènes de vie (autour de thématiques comme la politique, la famille, l’amour, la tradition ou la pauvreté…). Pour peu qu’on prête le regard sur les transports messagers circulant à Maputo, on découvre l’histoire contemporaine de la ville et celle du pays contées par le citoyen ordinaire à travers l’écrit informel. Autant reconnaître qu’au Mozambique, le transport en ville a pris le relais de l’arbre à palabres au village, puisqu’il est devenu un moyen de communication, un lieu de transmission, une forme de lien social, une façon d’agir et d’exister. In this paper, we will focus on the spontaneous use of free writing on modes of transportation in Mozambique, paying particular attention to those in the capital city, Maputo which represents 57.1% of the total number of vehicles circulating in Mozambique. Our corpus includes private vehicles, trucks, collective taxis. These modes of transportation are discursive spaces, in which ordinary citizens can express themselves without inhibition, giving a particular human dimension to the city. Transportation in Mozambique plays a double role: to allow people and goods to circulate freely, but also to allow languages and uncensored citizens’ voices to circulate freely. These discursive mobile spaces provide insights into social life: scenes of everyday life are featured, but also popular proverbs, or representations on a variety of themes (politics, family, tradition, poverty…). Examining these circulating discourses in Maputo reveals aspects of the contemporary history of the city and of the country, as told by ordinary citizens, through informal writing. It seems that, in Mozambique, urban transportation has taken over the role of the palaver tree in the village, since it has become a means of communication and transmission, a kind of social connection, a way to act and exist. </description>
      <pubDate>lun., 13 févr. 2023 17:29:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 08:49:36 +0200</lastBuildDate>
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