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    <title>South Africa</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/349</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Tsotsisme : le gangstérisme du Cap comme une contre‑société étatique</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/834</link>
      <description>Cet article explore le quotidien des tsotsis, nom donné aux gangsters sud-africains. On argue que les gangs forment des contre-sociétés étatiques qui gouvernent les marginalités urbaines en raison de l’afro-néolibéralisme qui a été amplifié au début des années 1990. Ces groupes criminels expriment en cela les contradictions du capitalisme contemporain à la fois effondrement de la démocratie libérale et manifestation d’un consumérisme transgressif à travers un anarcho-tribalisme. Ces gangs dénotent, comme le prédisait Marx, la chute du paradigme économique occidental. De là une apocatastase, à savoir la restauration des origines en l’espèce d’un communisme primitif, que l’on voit poindre dans les townships. This article explores the daily life the so-called tsotsis, slang for gangsters in the rainbow nation. We argue that gangs constitute state counter-societies which govern those urban marginalities due to the institutionalization of afroneoliberalism. Those criminal groups express in that the contradictions of capitalism, both liberal democracy collapsing and manifestation of a trans­gressive consumerism through an anarcho-tribalism. Those gangs brings into light the fall of the western economic paradigm inflected by an apocatastasis, meaning the primordial restoration in the case of a primitive communism which appears in those social laboratories. </description>
      <pubDate>ven., 24 févr. 2023 18:29:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 11:13:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La transformation de l’équipe des Springboks post‑apartheid : la fin d’une période de transition (2013‑2019) ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/724</link>
      <description>En 1995, la coupe du monde de rugby en Afrique du Sud fut le théâtre et l’incarnation de la réconciliation entre « Blancs » et « non Blancs » voulue par le premier président « noir africain » élu démocratiquement, Nelson Mandela. Ce dernier souhaitait alors faire de la sélection nationale des Springboks un symbole d’unité dans un pays longtemps ravagé par les discriminations raciales et le régime de l’apartheid. Le slogan de la fédération sud-africaine de rugby lors de ce moment historique devait réunir tout un pays autour d’« une équipe, un pays » mettant en avant le caractère « non-racial » de l’équipe des Springboks dont les joueurs n’étaient plus sélectionnés par rapport à leurs « races » mais sur le seul critère du mérite. Cependant le fait qu’un seul joueur « de couleur » figurait dans l’équipe des Springboks en 1995 fut par la suite décrié, et la difficulté pour la fédération sud-africaine de rugby (SARU) à se réformer/transformer afin d’être plus représentative des différents groupes ethniques sud-africains reste un problème majeur qui a récemment nécessité la mise en place de mesures gouvernementales de discrimination positive. In 1995, the Rugby World Cup in South Africa was the field and embodiment of reconciliation between “Whites” and “non-Whites” sought by the first demo­cratically elected “Black African” president, Nelson Mandela. The latter wanted, at the time, to make the national rugby team a symbol of unity in a country which had long been devastated by racial discrimination and the apartheid regime. The motto of the South African Rugby Federation (SARU) at this historic event was created to unite an entire country around “one team, one country”. This slogan emphasized the “non-racial” character of the Springbok team, which would no longer be selected on the basis of their racial affiliation but on the sole basis of merit. However, the fact that only one “coloured” player was in the Springbok team in 1995 was later criticized and the difficulty for the South African Rugby Federation (SARU) to reform/transform itself in order to be more representative of the different South African ethnic groups remains a burning issue which recently called for the implementation of affirmative action measures by the government. </description>
      <pubDate>jeu., 23 févr. 2023 16:07:17 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:43:54 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La géographie aéroportuaire sud‑africaine contemporaine, entre la dynamique récente du marché et les incertitudes du futur</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/586</link>
      <description>Le poids de l’Afrique dans le transport aérien mondial est modeste en dépit de la progression soutenue des trafics aéroportuaires de passagers qui s’y observe ces dernières années. L’Afrique du Sud, où se situe le principal aéroport du continent, Johannesbourg, fut une des locomotives de ce développement, en international comme pour les trafics domestiques. Ces derniers y ont un relief très important, sous l’impulsion principalement des compagnies à bas tarifs qui prennent désormais à leur compte les deux-tiers des passagers intérieurs. Un aéroport secondaire spécialisé dans ce domaine y a même émergé dans le Gauteng, Lanseria, à l’ombre de la plate-forme principale du pays. Celle-ci ne domine pas le dispositif aéroportuaire national de manière écrasante car, aux deux autres sommets du « triangle d’or sud-africain », celles du Cap et de Durban affichent aussi des trafics très significatifs. Ailleurs en Afrique du Sud, le nombre des passagers est plus modeste, mais le pays dispose d’un tissu relativement dense d’aéroports secondaires et moyens, au sein desquels émerge Port Elizabeth. Pour le secteur aérien mondial, la crise de la COVID-19 a été un choc considérable au niveau mondial, auquel les acteurs sud-africains n’ont pas échappé, qu’il s’agisse des compagnies aériennes ou des aéroports. Tombés à pratiquement zéro en avril-mai 2020 suite au confinement généralisé du pays, les trafics ont repris récemment, mais avec des niveaux sans commune mesure avec la situation antérieure et sans guère de visibilité sur le futur proche. Africa’s share in the world air traffic is small but growing. South Africa has been one of the engines of this recent growth. Be it for international or domestic passengers, the largest airport of the continent, Johannesburg, is located there. And at the other two summits of South Africa’s “golden triangle”, Cape Town and Durban airports handle significant volumes of passengers as well. Much of the growth is due to the dramatic rise of low-cost, low fare airlines, that account nowadays for two-third of the domestic passengers. Thanks to these new players, Lanseria airport has emerged as an alternative to Johannesburg in the Gauteng province. Elsewhere in the country, there is a quite developed network of secondary and medium-sized airports, among which Port Elizabeth has a significant role. The COVID-19 crisis has been a disruptive factor for the world airline industry, and this can be seen in South Africa as well, be it for its airlines or for its airports. They were virtually inactive in April and May 2020, and their current levels of traffic are just of a shadow of the recent past, with little visibility, if any, on the near future. </description>
      <pubDate>mer., 22 févr. 2023 17:20:52 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 09:30:19 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’émergence de Coega et la nouvelle géographie portuaire sud‑africaine</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/343</link>
      <description>L’Afrique du Sud dispose d’un système portuaire relativement étoffé mais qui est spatialement déséquilibré. Les trafics y ont fortement augmenté durant les quarante dernières années, sous l’effet principalement de la montée en puissance du port historique plurifonctionnel de Durban et des deux nou­veaux ports vraquiers et industriels de Richards Bay et de Saldanha Bay. Dans le premier cas, les conteneurs mais aussi les hydrocarbures sont sur le devant de la scène ; dans les deux autres, ce sont plutôt les exportations de pondéreux, le charbon d’un côté, le minerai de fer de l’autre. Mis en service en 2009, un autre nouveau port, Coega, combinera à terme ces différents ingrédients pour devenir un établissement plurifonctionnel qui aura par ailleurs un gros trafic de manganèse à l’export. Ici aussi, le succès reposera sur un puissant corridor ferroviaire. L’industrie tarde cependant à y percer et, localement, Coega ne règnera pas sans partage sur la Baie d’Algoa puisque Port Elizabeth continuera à y exercer certaines activités portuaires. Le projet de Coega repose sur une volonté politique forte de rééquilibrage territorial post-apartheid au bénéfice de la province du Cap oriental, qui demeurent d’actualité mais va peut-être devoir aussi faire de la place pour le récent projet de Boegoe Bay poussé par celle du Cap septentrional. South Africa’s port system is quite strong but it is featuring regional disparities. Traffics have increase dramatically in the last forty years, mainly because of the rise of the historical, multifunctional port of Durban, and of two bulk-oriented, industrial seaports, namely Richards Bay and Saldanha Bay. In the first case, containers but also crude oil and refined products are dominant; the two other ports are oriented towards dry bulks exports, with coal on the one hand and iron ore on the other hand. Another new port, Coega, entered into the game in 2009, with in the long term a balanced traffic structure combining these ingredients, but with manganese exports as far as dry bulks are concerned. A major railway corridor will also be behind its success. However industrial development has not met yet there the initial expectations, and moreover Coega will still be facing some local competition in Algoa Bay, where Port Elizabeth will remain operational in a few traffic niches. In the first twenty years of the post-apartheid era, there was a strong political support behind the Coega project in order to assist the previously neglected Eastern Cape province; this is still the case nowadays, but to a lesser extent as attention should also be paid to the Northern Cape province in terms of a more balanced regional development through the Boegoe Bay port project.  </description>
      <pubDate>lun., 13 févr. 2023 22:36:02 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 08:59:37 +0200</lastBuildDate>
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