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    <title>Auteurs : Christian Bergeron</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/952</link>
    <description>Publications de Auteurs Christian Bergeron</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Étude exploratoire d’expériences de glottophobie à l’île de La Réunion réalisée auprès d’étudiantes et d’étudiants de l’université</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/924</link>
      <description>L’objectif de cette étude est d’explorer les parcours sociolinguistiques d’étudiants en lien avec la question des discriminations à prétexte linguistique (ou glottophobie (Blanchet, 2016 et 2018) à La Réunion. 214 participant.e.s inscrit.e.s à l’université de La Réunion ont participé à une enquête quantitative semi-directive en ligne qui a été complétée par une enquête qualitative consistant en un récit de vie. Les réponses révèlent une pluralité linguistique importante ainsi qu’une forte présence de phénomènes langagiers majoritairement français et également des phénomènes beaucoup plus hétérogènes que les participant.e.s ont qualifiés de mélanges français/créole. Toutefois, c’est aux phénomènes langagiers majoritairement créoles que ces derniers se déclarent massivement attaché.e.s. Une grande importance est accordée, notamment par les parents des répondant.e.s, au français normatif perçu comme surtout scolaire, parisien, socialement marqué et exerçant une pression puissante. Pourtant, la glottophobie est indiquée comme connue par à peine un peu plus de la moitié des étudiant.e.s et s’avère peu citée parce que considérée comme moins importante que d’autres discriminations comme l’orientation sexuelle (68,6 %), le sexe ou le genre (52,66 %), le fait d’être transgenre (51,2 %) ou encore la race ou la couleur de peau pour près d’une personne sur deux, mettant à mal l’image idyllique d’une cohabitation harmonieuse des communautés de l’île. Les discriminations à prétexte linguistique sont pourtant considérées présentes dans différents lieux et domaines de vie et par conséquent subies au quotidien et concernent majoritairement le comorien et le shimahoré. Toutefois, les entretiens qualitatifs révèlent que les discriminations à prétexte linguistique ne sont pas toujours bien identifiées et conscientisées car banalisées et légitimées (notamment lorsqu’elles concernent le français) et qu’elles sont réalisées par des personnes de l’entourage avec de bonnes intentions et/ou par des enseignant.e.s. C’est pourquoi, la proportion d’étudiant.e.s touché.e.s de près par la glottophobie lors des trois dernières années (environ 50 %) serait à majorer. Un dispositif de vigilance s’avère plus que nécessaire afin d’assurer le respect des droits linguistiques fondamentaux et une équité de traitement des personnes quelles que soient la nature des phénomènes langagiers mobilisés. The objective of this study is to explore the sociolinguistic paths of students in relation to the issue of linguistic discrimination (or glottophobia) in La Réunion. 214 participants enrolled at La Réunion University participated in an online semi-directive quantitative survey that was supplemented by a qualitative survey consisting of a life story. The answers reveal a large linguistic plurality as well as a strong presence of predominantly French language phenomena, and also much more heterogeneous phenomena that the participants described as French/Creole mixtures. However, it is mainly to Creole language phenomena that the latter declare themselves massively attached.Great importance is given, especially by the respondents’ parents, to the normative variety of French perceived mainly as schoolish, Parisian, socially marked and exerting a powerful pressure on linguistic communities.Yet, glottophobia is reported as known by just over half of students and is not cited much because it is regarded as less important than other forms of discrimination, such as sexual orientation (68.6%), sex or gender (52.66%), the fact of being transgender (51.2%) or the race or color of skin for almost one person in two, which undermines the idyllic image of harmonious cohabitation of the island’s communities.Discrimination on the pretext of language is, however, considered to take place in various places and areas of life and therefore experienced on a daily basis, and concerns mainly Comorian and Shimaore.However, qualitative interviews reveal that discrimination on the pretext of language is not always well identified and recognized, because it is trivialized and legitimised (especially when it concerns French) and that it is carried out by well-intentioned people in the immediate environment and/or teachers.For these reasons, the putative number of students closely affected by glottophobia in the last three years (around 50%) should be marked up. A vigilance mechanism is more than necessary so as to ensure respect for fundamental linguistic rights and equal treatment of people, regardless of the nature of the linguistic phenomena involved. </description>
      <pubDate>lun., 16 oct. 2023 08:15:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 sept. 2025 14:10:35 +0200</lastBuildDate>
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