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    <title>Carnets de Recherches de l'océan Indien</title>
    <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr</link>
    <description>La revue Carnets de recherches de l'océan Indien publie des travaux  issus de disciplines différentes et complémentaires sur la zone de  l'océan Indien.</description>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Introduction</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1160</link>
      <description>Depuis 2020, les laboratoires de recherche sur les espaces créoles et francophones (LCF) et Océan Indien : Espaces et Sociétés (OIES) ont initié un cycle de séminaires ouverts à une diversité d’acteurs : doctorant·es, enseignant·es-chercheur·euses, chercheur·euses confirmé·es. Leur spécificité tient au fait qu’ils sont organisés par deux laboratoires de recherches issus de différentes disciplines scientifiques : histoire, géographie, littérature, linguistique, sciences de l’information et de la communication, science politique, anthropologie, sciences de l’éducation1. Ces séminaires se veulent à la fois des espaces de dialogue scientifique, de confrontation d’idées et des lieux de formation à la recherche. Ils permettent aux jeunes chercheur·euses de s’exercer à la présentation et à la mise en discussion de leurs travaux, tout en offrant aux chercheur·euses plus expérimenté·es un cadre propice à l’approfondissement réflexif. Car faire de la recherche, dans une perspective processuelle, relève d’un cheminement permanent.  Dans le prolongement des quatre séminaires dédiés spécifiquement à l’océan Indien2, les objets de recherche et les problématisations originales ont été partagés et/ou confrontés. La singularité de ces rencontres réside aussi dans la provenance des contributions. Elles sont majoritairement proposées par des chercheur·euses revendiquant un ancrage territorial des recherches, une mise en perspective des objets et la production de savoirs situés3, centrés sur les</description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Trois échelles pour la recherche en littérature francophone dans le sud-ouest de l’océan Indien</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1165</link>
      <description>Le but de cet article est de contribuer à la réflexion sur la recherche dans et sur l’océan Indien. Pour ce faire, nous recourons au concept géographique d’échelle pour distinguer trois niveaux d’étude de l’océan Indien : l’échelle insulaire, l’échelle archipélique et l’échelle océanique. Ce concept d’origine géographique est ici déterritorialisé pour permettre la recherche en littérature(s) francophone(s). Le recours au concept d’échelle et sa déclinaison ternaire ont pour vocation de permettre au chercheur de savoir d’où il parle et comment il parle de et à partir d’un lieu, pour construire ensuite des passerelles avec d’autres champs disciplinaires selon une volonté de généralisation croissante.  The aim of this article is to build research on literature in the Indian ocean. To do so, we use the geographical concept of scale to distinguish three levels in the Indian ocean: the island, the archipelago and the ocean. The concept of scale comes from geography and is here used in literature to enable francophone literary research. Its use in three directions helps the researcher knowing where he speaks from and how he speaks from a place, in order to then build bridges with other research to embrace the Indian ocean from a literary viewpoint. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>La médiation culturelle des territoires, vers de nouveaux enjeux de la diplomatie scientifique de l’Indiaocéanie pour penser les transitions sociétales ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1174</link>
      <description>L’engouement pour le concept de transition est récent. Avec la succession des crises que nos sociétés connaissent, il devient « un mot valise ». Les pouvoirs publics, sociétés civiles, entrepreneurs, chercheurs vont s’en saisir pour proposer de nouveaux modèles de sociétés. La « transition écologique », la « transition énergétique » sont par exemple mentionnés pour évoquer la responsabilité des modèles économiques dominants aux questions de dérèglements climatiques. Les débats autour de la transition s’inscrivent alors dans une opposition entre les sociétés du Nord et du Sud. « La transition juste » sera reprise par les mouvements de citoyens revendicatifs et les courants comme les épistémologies du Sud pour expliquer, revendiquer une transition sociétale basée sur de nouveaux modèles de comportements. Ici, la question des conflits culturels est mise au cœur de ces débats, proposant un autre regard que celui de l’écologie pour saisir les processus en jeu dans la transition sociétale. En ce sens, c’est sous l’angle de la médiation culturelle que nous avons choisi d’aborder cette problématique dans l’Indiaocéanie. À partir de la mise en place de programmes de recherche-action nous essayerons de saisir comment l’approche par la médiation culturelle des territoires peut s’inscrire au sein des enjeux de la diplomatie scientifique pour aborder les transitions sociétales dans l’Indiaocéanie.  The craze for the concept of transition is recent. With the succession of crises that our societies are experiencing, it has become a « suitcase word » for different actors, including authorities, public authorities, civil societies, entrepreneurs, researchers, to try to grasp, or even propose new models of societies considered « out of breath ». We then speak of « ecological transition », « energy transition » associated with questions of climate disruption around the responsibility of dominant economic models. The debates around the transition are then part of an opposition between societies of the North and the South. « The just transition » will be taken up by protest citizen movements and trends such as epistemologies of the South to explain, to claim a societal transition based on new models of behavior. Here the question of cultural conflicts is placed at the heart of these debates, proposing a different perspective than that of ecology to grasp the processes at play in the societal transition. In this sense, it is from the angle of cultural mediation that we have chosen to approach this problem in Indiaocenia. By setting up action research programs, we are trying to understand how the approach through cultural mediation of territories can be part of the challenges of scientific diplomacy to address societal transitions in the Indiaoceania. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Territorialisation maritime et sécuritisation</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1186</link>
      <description>La territorialisation maritime porte un paradoxe. Elle relève de la dynamique territoriale des États dans un système international sans gouvernement mondial. De plus, depuis la mondialisation, l’État n’a plus le monopole des relations internationales. Celles-ci sont devenues transnationales à multiples acteurs et multiples échelles. Cependant, aujourd’hui, un tiers seulement des frontières maritimes sont délimitées alors que la mer devient la voie de la quasi-totalité du commerce mondial et une nouvelle frontière des ressources ainsi que des activités maritimes. C’est ainsi que de nouvelles conflictualités et coopérations apparaissent. Nos recherches empiriques sur la territorialisation maritime dans l’océan Indien ont pour objectif d’analyser quel processus transforme les problèmes de territorialisation maritime en enjeu de sécurité, c’est-à-dire leur sécuritisation ou non. Notre hypothèse est que la sécuritisation contribue à un processus ouvert ou fermé de régionalisation. Pour cela, nous analysons d’abord le processus de sécuritisation internationale de la territorialisation maritime puis celui de sa sécuritisation régionale.  Maritime territorialization carries a paradox. It is a matter of the territorial dynamics of states in an international system without a world government. Moreover, since globalization, the State no longer has a monopoly on international relations. These have become transnational with multiple actors and multiple scales. However, today, only a third of maritime borders are demarcated, while the sea is becoming the route of almost all world trade and a new frontier of resources as well as maritime activities. This is how new conflicts and cooperation appear. Our empirical research on maritime territorialization in the Indian Ocean aims to analyze which process transforms the problems of maritime territorialization into a security issue, i.e. their securitization or not. Our hypothesis is that securitization contributes to an open or closed process of regionalization. To do this, we first analyze the process of international securitization of maritime territorialization and then that of its regional securitization. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Avant-propos</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1158</link>
      <description>Ce numéro accorde une large place aux doctorants et plus généralement aux « jeunes » chercheurs. Ils ont d’ailleurs participé à coordonner, pour trois d’entre eux, Mélodie Lherminez et Lauriane Verhoog en géographie et Merlin Lepori en science de l’information et de la communication, ce volume consacré aux « recherches sur et depuis l’océan Indien » Les contributions qu’il comporte embrassent ainsi de nombreuses thématiques et réflexions autour des notions de territorialisation et de conceptualisation. Elles s’ancrent donc dans l’aire géographique de l’océan Indien. Ce numéro porte en son cœur la pluridisciplinarité, où les sciences de l’information et de la communication croisent la géographie, la littérature ou encore l’histoire ou la sociologie. Ce faisant il contribue et consolide l’identité de la revue, à l’intersection des sciences de la société.  Les articles retenus sont issus de divers séminaires menés à l’université de La Réunion depuis 2020. Ces séminaires, placés sous la houlette de Grégoire Molinatti (MCF en sciences de l’information et de la communication, LCF) et de Béatrice Moppert (MCF en géographie, OIES), se sont soit déroulés dans l’enceinte de l’UFR Lettres et Sciences Humaines, soit hors les murs. Ils sont donc portés conjointement par deux laboratoires : le LCF (Laboratoire de recherche sur les espaces Créoles et Francophones) et l’OIES (Océan Indien Espaces et Sociétés) avec comme caractéristique que ce sont les doctorants qui sont, accompagnés par des</description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Des Mascareignes (Sud-Ouest de l’océan Indien) à la Corse, vers une géographie critique et située de l’accessibilité littorale à partir des réflexions de terrain</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1193</link>
      <description>À partir d’une enquête conduite, dans le cadre d’une thèse en géographie, sur quatre îles que sont La Réunion, Maurice, Rodrigues et la Corse, cet article interroge la fabrique des savoirs géographiques à partir de terrains contrastés, dans une perspective située et réflexive. Il ne s’agit pas ici de livrer une analyse systématisée des formes d’accessibilité littorale, mais de penser les conditions de production de la recherche, entre posture du chercheur, méthodologies engagées et tensions propres à chaque contexte. La comparaison ne s’appuie pas sur une simple mise en parallèle des cas, mais sur un croisement dynamique des terrains. La Méditerranée, abordée à partir de la Corse, vient désaxer une lecture initialement centrée sur l’océan Indien. Ce déplacement permet d’interroger chaque territoire à travers les autres, dans une logique d’aller-retour qui renouvelle les questionnements. En croisant terrains tropicaux et méditerranéens, espaces traversés et contextes d’ancrage, cette étude interroge les processus de légitimation, de publicisation ou d’occultation des accès au littoral. Elle met en lumière les tensions entre logiques d’appropriation, dispositifs de régulation, conflictualités d’usage et revendications citoyennes. À travers une écriture hybride, conjuguant immersion sensible, observation, analyse discursive et réflexivité méthodologique, l’article propose une géographie critique de l’accessibilité littorale, attentive aux jeux d’acteurs, aux formes d’exclusion et aux dynamiques de pouvoir spatialisées. Based on fieldwork conducted as part of a doctoral research project on four islands: Réunion, Mauritius, Rodrigues and Corsica, this article examines the production of geographical knowledge through contrasted field contexts, from a situated and reflexive perspective. It does not aim to provide a systematic analysis of forms of coastal accessibility, but rather to reflect on the conditions under which research is produced: between researcher positionality, engaged methodologies, and the specific tensions of each context. The comparison is not based on a simple parallel of cases, but on a dynamic interplay between field sites. The Mediterranean, approached through Corsica, offers a shift in perspective from an initial focus on the Indian Ocean. This displacement enables each territory to be questioned through the lens of the others, in a back-and-forth logic that renews the analytical framework. By combining tropical and Mediterranean field sites, traversed spaces and anchoring contexts, the study explores processes of legitimization, publicization and concealment of coastal access. It highlights the tensions between appropriation dynamics, regulatory frameworks, usage conflicts and citizen claims. Through a hybrid form of writing that brings together embodied immersion, observation, discourse analysis and methodological reflexivity, the article proposes a critical geography of coastal accessibility, attentive to actor dynamics, exclusion mechanisms and spatialized power relations. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Construction et usage du récit phénoménologique pour limiter les écueils d’une approche théorique et méthodologique eurocentrée ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1205</link>
      <description>Cet article traite de l’intérêt du récit phénoménologique dans un contexte de recherche en territoire ultramarin et des problèmes rencontrés dans la conception d’une méthode de récit phénoménologique par un doctorant de l’Hexagone enquêtant dans un département Français d’Outre-Mer, Mayotte. L’objet de la thèse porte sur l’activité d’étudiants transformée par les outils numériques mobiles dans ce territoire aux vulnérabilités multiples. Après avoir exposé le contexte de l’étude et le cadre épistémologique retenu, celui de la phénoménologie, l’article propose de présenter un ensemble de positionnements et d’obstacles appréhendés à travers l’objectivation participante (Bourdieu, 2003)1 lors des enquêtes avec les étudiants et lors des analyses à travers la reconstruction des récits. Les données appuyant ce travail ont été récoltées avant le cyclone Chido qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, ce qui pose de nouvelles questions de rapport entre subjectivités et objectivités. Les conclusions portent sur les adaptabilités constantes du doctorant qui enquête en contexte pluriculturel, et du rapport universel/spécifique des outils méthodologiques. This article deals with the interest of phenomenological narrative whose research context is an overseas territory. It discusses the problems encountered in the design of a phenomenological narrative method by a doctoral student from the Hexagon investigating in a French overseas department, Mayotte. The subject of the thesis is student activity transformed by mobile digital tools in this territory of multiple vulnerabilities. We outline first the context of the study, and the epistemological framework chosen, that of phenomenology. We propose secondly a set of positionings and obstacles apprehended through participatory objectivation (Bourdieu, 2003) during surveys with students and during analyses through the reconstruction of narratives. The data that support this work were collected before Cyclone Chido hit Mayotte on December 14, 2024. This raise new questions about the relationship between subjectivities and objectivities. Conclusions focus on the constant adaptability of the doctoral student investigating in a multicultural context, and the universal/specific relationship of methodological tools. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>La linguistique comme science argumentative et explicative : application aux langues créoles de l’océan Indien</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1229</link>
      <description>La créolistique, qui fait partie intégrante de la linguistique générale, est parcourue par différents courants de recherche, les uns privilégiant la description des langues et les autres leur dimension sociale. Par ailleurs se pose la question de la méthode, certains chercheurs prônant l’inductivisme. Or, le discours oral étant par nature constitué d’ondes acoustiques, les données sont – paradoxalement – non pas « données », mais forcément – ne serait-ce qu’inconsciemment – analysées et interprétées par les linguistes, ce qui met à mal ab initio la méthode inductive. Je propose de critiquer cet empirisme naïf et de montrer que la créolistique, en tant que branche de la linguistique et en raison de la nature de son objet, doit être une discipline argumentative, exigeant une méthode hypothético-déductive. En outre, comme pour toute science, la phase ultime de l’étude devrait être l’explication d’un fonctionnement. Tous ces points seront illustrés par des exemples d’application aux langues créoles de l’océan Indien (réunionnais, mauricien, seychellois).  Creolistics, an integral part of general linguistics, is subject to a number of research trends, some focusing on the description of languages, others on their social dimension. There is also the question of method, some researchers advocating inductivism. However, since oral discourse is by nature made up of acoustic waves, the data are paradoxically not “given”, but necessarily - if only unconsciously - analyzed and interpreted by the linguists, which undermines the inductive method ab initio. I propose to criticize this naive empiricism and to show that creolistics, as a branch of linguistics and because of the nature of its object, must be an argumentative discipline, requiring a hypothetico-deductive method. Moreover, as with any science, the ultimate phase of study should be the explanation of how things work. All these points will be illustrated by examples of application to the Creole languages of the Indian Ocean (Reunionese, Mauritian, Seychellois).  </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>La (non) transmission de l’identité créole par la cuisine dans quatre textes de l’océan Indien : une distinction sociale ?</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1241</link>
      <description>Décrire des identités créoles implique de préciser quels sont les critères qui permettent de désigner un personnage comme créole. Le mot créole n’a pas la même signification selon qu’il est utilisé à Maurice, Pondichéry ou à La Réunion. Dans les textes étudiés, les représentations des personnages créoles montrent qu’au-delà des différences définitoires les marqueurs d’identités que sont les langues et cuisines créoles sont communs aux trois territoires. Contrairement aux textes mauricien et réunionnais, où la créolité des cuisines est figée et incontestée, les identités créoles de Pondichéry sont placées dans un processus de créolisation toujours en cours. Le rôle du passé colonial dans ce processus est explicité et vient se superposer au présent. La langue française et les pratiques alimentaires « françaises » placent les personnages francophones en position dominante vis-à-vis des créolophones. La cuisine et les manières de table apparaissent comme des outils de distinction sociale des non-créoles, qui critiquent conjointement les habitudes alimentaires créoles et leurs supposées manières de vivre.  Describing creole identities involves specifying the criteria that permit to identify a character as creole. The term "creole" does not have the same meaning when it is use in Mauritius, Pondicherry, or Reunion Island. In the texts analyzed, representations of creole characters reveal that, despite definitional differences, identity markers such as creole languages and cuisines are common across the three territories. Unlike the Mauritian and Reunioneses texts, where the creoleness of cuisines is static and uncontested, the creole identities of Pondicherry still are in an ongoing process of creolization. The role of the colonial past in this process is made explicit and intersects with the present. French language and “French” food practices place francophone characters in a dominant position over creole speakers. Cuisine and table manners emerge as tools of the non-Creoles social distinction, who jointly criticize Creole food habits and their supposed ways of life. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>De bronze et de récits : la statue de Mahé de La Bourdonnais à La Réunion, témoin d’une construction sociale et politique de l’océan Indien et de son histoire coloniale</title>
      <link>https://carnets-oi.univ-reunion.fr/1263</link>
      <description>Cet article analyse les récits produits par une association culturelle opposée au déplacement de la statue de Mahé de La Bourdonnais de Saint-Denis de La Réunion sur l’histoire et les représentations de l’océan Indien. Si cette statue est considérée comme le symbole d’un passé idéalisé par ses défenseurs, elle est dénoncée par ses opposants comme une célébration du passé colonial et esclavagiste. L’article montre comment les récits de l’association, qui se revendique appartenir au registre historique, neutre et objectif, dressent un portrait flatteur du personnage historique et du rôle qu’il a joué dans l’océan Indien. En insistant sur la réussite individuelle de La Bourdonnais et sur l’état « précaire » de l’océan Indien avant son arrivée, cet acteur mobilise les mythes de la méritocratie et d’un colonialisme civilisateur. Au-delà de la protection de la statue et d’un patrimoine vécu comme menacé, la défense de la statue permet de légitimer des positions privilégiées et de perpétuer l’influence de la France sur ses anciennes colonies. Cette controverse dépasse ainsi la seule question du déplacement de la statue et permet d’interroger les valeurs et les usages politiques de l’histoire et du passé dans un contexte postcolonial.  This paper analyses the narratives produced by a cultural association opposing the relocation of the Mahé de La Bourdonnais statue at Saint-Denis (La Réunion) concerning the history and the representations of the Indian ocean. While this statue is seen by its defenders as a symbol of an idealized past, it is denounced by its opponents as a celebration of colonial and slaveholding history. The article demonstrates how the association’s narratives, claiming to be historicals, neutrals and objectives, construct a flattering portrait of the historical figure and his role in the Indian ocean. By emphasizing La Bourdonnais’s individual success and the « precarious » state of the Indian ocean before his arrival, the association invokes the myths of meritocracy and a civilizing colonialism. Beyond the protection of the statue and a heritage perceived as under threat, the defense of the statue serves to legitimize privileged positions and perpetuate France’s influence over its former colonies. This controversy transcends the question of relocating the statue, inviting a broader reflection about the values and political uses of history and past. </description>
      <pubDate>lun., 01 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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